Dress in the City, le premier service de vide-dressing omnicanal

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

En associant une appli mobile au vide-dressing classique, Dress in the City veut s’implanter durablement dans le paysage de l’économie collaborative, qui fait de plus en plus d’adeptes notamment dans le secteur de la mode féminine d’occasion.

L’appli est gratuite et disponible sur Android et iPhone.
L’appli est gratuite et disponible sur Android et iPhone.© Dress in the City

Lancée en novembre 2015, l’appli Dress in the City s’adresse aux fans d’articles de luxe de seconde main. Alors que le marché de l’occasion est florissant et que ses acteurs jouissent en France d’une croissance notable, à l’instar du site Vide-dressing, ce nouveau venu veut trouver sa place. "Nous sommes partis du constat suivant : la mode d'occasion est devenue une véritable tendance de fond dans la manière d'acheter ses vêtements, pourtant il n'existe pas de solution omnicanale sur ce marché", explique Florence Faure, qui a imaginé le concept. Car si le retail d’aujourd’hui est multicanal, l’économie collaborative, c’est-à-dire l’ensemble de pratiques marchandes entre particuliers, tend à s’appuyer exclusivement sur le digital, Dress in the City mise aussi sur les événements de vide-dressing physiques. "Internet offre un grand choix aux acheteuses, mais il ne permet ni de toucher, ni d’essayer les articles, ce qui peut être un frein important, notamment pour des produits déjà portés", poursuit Florence Faure. Nos événements vont donc leur permettre de le faire, dans un espace agencé comme une boutique, et contrairement aux vide-dressings classiques où il faut aller péniblement de portant en portant". La jeune femme, forte d’un parcours 100% digital, lance le projet avec le soutien d’Antoine Leloup, ex-CEO de Brandalley. "Notre modèle propose tout simplement de combiner le meilleur de la vente physique et de la vente en ligne", résume-t-elle.

Miser sur le service

Concrètement, le dispositif se conçoit comme une plateforme de services. Après avoir téléchargé l'appli, l'utilisatrice, qu'elle soit vendeuse ou acheteuse, s'inscrit et peut dès lors enregistrer les vêtements et accessoires qu'elle souhaite vendre. Elle a également la possibilité de consulter les produits déjà enregistrés par les autres participantes, et ainsi repérer les articles qui lui plaisent grâce à une fonction wishlist. Lors d'un événement vide-dressing, les articles sont systématiquement rangés par taille comme dans une boutique. Pour celles qui préfèrent acheter en ligne, les articles sont disponibles à la vente sur l'application. Cible de Dress in the City : les femmes connectées et les autres, qui aiment la mode et les grandes marques, "et qui apprécient de renouveler régulièrement leur garde-robe tout en surveillant leur budget", précise Florence.

Côté vendeuse, les références sont prises en charge par l'équipe Dress in the City pour être vendues soit lors d'un événement, soit sur l'application. L’argent des ventes est viré directement sur leur compte. "Nous misons avant tout sur le service, indique Florence Faure. Les femmes peuvent vendre leurs articles lors d’événements, sans la contrainte d’un stand à tenir, ou en ligne, et nous leur proposons plusieurs options pour récupérer leurs articles, y compris un rendez-vous chez elles". La société prélève 15% de commission sur les ventes effectuées lors d’un événement et 25% sur les ventes effectuées sur l’application.

Inventer le vide-dressing omnicanal

Pour réussir ce pari, Dress in the City s’est associé à la société Exaqtworld, inventeur du premier antivol connecté baptisé Duraltag. Les antivols ne peuvent être détachés que si les produits auxquels ils sont rattachés ont été payés. "C’est un objet réellement innovant et totalement adapté à un service du type market place", explique Florence. Exaqtworld, présidé justement par Antoine Leloup, et auréolé du Golden Award du Commerce Cennected Show 2015, fournit cette technologie à de nombreuses marques textiles, comme Diesel, Superdry ou Promod, Dior, Céline ou Gucci dans l'univers du luxe, et équipe par ailleurs des magasins à l’instar de Printemps, Citadium, Intersport ou encore Adidas. "Le marché de la mode d’occasion étant en plein essor, Exaqtworld a décidé de s’associer à ce nouveau concept de vide-dressing que nous avons créé en septembre", se réjouit la fondatrice de Dress in the City.

Le premier vide-dressing physique se tiendra le 2 décembre 2015 à Paris, à la Cour du Marais, haut lieu de ce type de manifestation, et la vente sur mobile sera ouverte dès la fin de l’événement. Quant à l’appli, elle est gratuite et disponible sur Android et iPhone. Chaque jour depuis son lancement, le nombre d’inscrits et de produits enregistrés sur l’application est multiplié par deux. "Notre ambition est de proposer rapidement le premier vide-dressing omnicanal, qui permettra de vendre et acheter sur tous les canaux, du web au mobile en passant pour les boutiques les ventes événements", conclut Florence Faure. L’événement, exclusivement parisien, pourrait se décliner dans les autres villes de France, et même en Europe si le succès est au rendez-vous. Selon une étude de l’ObSoCo réalisée en 2013*, 60% des Français pratiquent l’achat d’occasion et près de la moitié d’entre eux la revente d’objets usagés.

*Etude ObSoCo - rapport Xerfi-Precepta "La distribution de biens de consommation d’occasion - janvier 2013"

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.
X

Recevez chaque matin tous les faits marquants sur les stratégies digitales, omnicanales et e-commerce des distributeurs et sur les solutions technologiques conçues pour les accompagner.

Ne plus voir ce message
 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA