Drive : le tue l'amour du non-alimentaire ?

A l’heure où les ventes de drive frôlent de nouveaux records avec 1,77 milliard d’euros de chiffre d’affaires engrangés depuis le début de l’année, certains esprits chagrins accusent ce circuit de grever les ventes en non-alimentaire, bastion des achats d’impulsion. Mais au fait, pourquoi n’achèterions-nous pas jouets, petites robes, cafetières et autres babioles en drive ?

« Trente-huit ouvertures de drives imminentes pour Leclerc, Auchan et Chronodrive », titrait LSA le 11 décembre. Avec des chiffres d’affaires record (185,3 millions d’euros pour le seul mois de novembre dernier), l’explosion du drive est véritablement le phénomène de cette année 2013.

Le drive : une fausse bonne idée pour certains produits ?
Pourtant, chez les fabricants, on s’interroge. En particulier lorsque l’on regarde la méforme des ventes du non-alimentaire en GSA. Un recul qui s’explique par différents motifs, comme les arbitrages budgétaires des ménages moins portés sur les achats « futiles » en période de crise économique ou encore le retard pris sur le net par les grands distributeurs alimentaires sur les catégories non-alimentaires, telles le jouet. Et, pour beaucoup, l’essor du drive apparaît comme un facteur aggravant.

Manque d’impulsion…
Imagine-t-on le Père Noël garer son traîneau sur le parking d’un drive pour remplir sa hotte de cadeaux ? Alors que l’on attend 14 millions de chalands dans les boutiques pour ce premier samedi des vacances de Noël, cette hypothèse semble effectivement peu probable… « Le drive freine l’impulsion. Qui irait acheter son nouvel épilateur en drive ? » pointe ainsi un fabricant d’électroménager. Et une marque de textile de renchérir : « les collants ou les chaussettes peuvent être achetés en drive car ce sont des achats de liste de course. Mais la petite robe ou l’accessoire, certainement pas ! »

… ou manque de choix ?
Le drive serait-il donc réservé aux packs de yaourts, paquets de couches et autres bouteilles de lait ? « Il n’y a pas de raisons que ce circuit ne performe pas davantage sur le non-alimentaire. Dans le jouet par exemple, achat souvent prescrit par l’enfant, il a toute sa légitimité », estime un distributeur spécialisé. Du reste, nombre de spécialistes ont ainsi lancé leur service de « drive » ou de click & collect à l’instar de Darty ou Ikea. « Mais il faudrait que les enseignes alimentaires mettent davantage en avant le non-alimentaire sur leur site de drive avec une sélection plus large et des fiches produits plus détaillées », plaide-t-on chez un fabricant de gros électroménager.

Favoriser le passage à l’acte
Reste ensuite à favoriser l’achat. Plusieurs fabricants, en jouet ou en petit électroménager notamment, testent différents dispositifs d’incentive : coupons de réduction pour l’achat d’un appareil de petit électroménager, leaflets publicitaires pour un jouet glissés dans les sacs ou encore échantillons… De quoi inciter les afficionados du drive à sortir de leur liste de course pré-enregistrée ou, pourquoi pas, à venir de nouveau fureter dans les rayons !

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

X

Produits techniques, objets connectés, électroménager : chaque semaine, recevez l’essentiel de l’actualité de ces secteurs.

Ne plus voir ce message