Du bio local s’installe à la Bergerie Nationale de Rambouillet

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MADE IN FRANCE Promouvoir l’agriculture locale et le bio, tel est l’objectif de la Bergerie Nationale à Rambouillet (Yvelines). La semaine dernière, deux ateliers ont été inaugurés avec deux partenaires sur les produits laitiers pour créer une filière 100 % bio made in Ile-de-France.

Ottman Beirouk, est un des deux partenaires, a s'être lancé dans l'aventure du bio avec La Bergerie de Rambouillet pour la fabrication de yaourts
Ottman Beirouk, est un des deux partenaires, a s'être lancé dans l'aventure du bio avec La Bergerie de Rambouillet pour la fabrication de yaourts

 Les 55 vaches, converties au bio en mai, à la Bergerie Nationale de Rambouillet ont vite trouvé des débouchés. « L’Ile-de-France a vu son nombre de fermes décliner avec une spécialisation vers la production de céréales pour l’export. Nous ne pouvons pas nous permettre de reproduire ce même schéma en bio. Le développement de l’agriculture bio va de pair avec le local, surtout en Ile-de-France », explique Christian Pierre, président du Groupement des Agriculteurs Biologiques d’Ile-de-France (GAB IdF).

Deux partenaires

Ainsi, deux professionnels des produits laitiers ont noué un partenariat avec la Bergerie et ont inauguré un atelier de transformation de produits bio à destination des collectivités locales et des particuliers franciliens. Ottman Beirouk, fabricant de yaourt, qui détient un premier atelier en Seine-et-Marne à la ferme de Siggy, a tout de suite été emballé pour participer à ce projet. A court de lait bio en Seine-et-Marne, il a souhaité pouvoir transformer ses produits au plus près de son approvisionnement, à la Bergerie. « Ça n’avait pas de sens de venir collecter le lait ici et de faire 100 km pour le transformer en Seine-et-Marne », stipule-il. Avec ce nouvel atelier, qui a nécessité un investissement d’environ 100 000 euros, il compte augmenter sa production de yaourts de 30 000 unités par semaine, ajoutée aux 55 000 fabriqués à Siggy. Les produits auront des étiquettes différentes en fonction du lieu de transformation. Adossé à lui, une jeune italienne, Sara Lacombe, première fabricante de fromages italiens bio en France, a également tout de suite été séduite par ce projet. A l’étroit dans son atelier-boutique du 5ème arrondissement de Paris, elle partage donc les locaux et les 1 000 litres de lait fournis par la Bergerie, avec Ottman Beirouk. Aujourd’hui, elle produit entre 150 et 200 boules de Mozzarella par jour, pour sa marque Ottanta, et compte investir dans une machine de fumage.

De nouveaux projets à venir

« On espère que la Bergerie sera un modèle pour les agriculteurs d’Ile-de-France », indique Christian Pierre. En effet, cette zone étant très consommatrice de produits bio, avec une demande plus importante que l’offre, les projets devraient se multiplier. « Ici, nous sommes dans une ferme expérimentale depuis Louis XVI. Et aujourd’hui, nous avons inauguré un projet du 21ème siècle », ajoute Roland Delon, directeur de la Bergerie.

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