Marchés

dvd enregistrables : Un positionnement discuté

ASSORTIMENT Les ventes devraient exploser en 2003. Reste à savoir quelle place allouer à ces nouveaux supports d'enregistrement, quelles références choisir et où les implanter.

Encore anecdotique au début de cette année, le marché du DVD enregistrable (ou réinscriptible) devrait s'envoler dès cette fin d'année. Les fabricants prévoient des ventes 2003 trois à quatre fois supérieures à celles de 2002, et préviennent déjà leurs partenaires : les capacités de production mondiale sont aujourd'hui notoirement insuffisantes et la pénurie menace. Raison principale de cette envolée : une baisse impressionnante des prix, tant sur les supports vierges que sur les graveurs. Dès le début 2003, un DVD-R devrait se négocier entre 5 et 8 EUR et un RW moins de 10 EUR (voir les prix actuels en encadré).

Développer l'offre en hypermarchés

Quant aux graveurs, c'est l'effondrement : on trouve sur internet des modèles Pioneer ou Philips entre 280 et 290 EUR, tandis que les enregistreurs de salon tombent sous les 700 EUR. Le temps n'est donc plus à s'interroger sur l'opportunité de référencer des disques vierges, mais plutôt à déterminer lesquels, combien et sur combien de mètres linéaires. « Le problème, explique Christian Dazy, directeur général de Verbatim France, c'est que dans l'esprit des acheteurs, le DVD remplace le CD. C'est faux, le DVD servira majoritairement à stocker de la vidéo, et c'est donc sur l'espace des cassettes VHS qu'il doit empiéter. Au vu de l'évolution du marché, la place allouée à la VHS est délirante ! Aujourd'hui, les hypermarchés ont 3 gondoles de VHS, 1,5 de CD et tolèrent à peine le DVD. »

Car les industriels en sont persuadés : CD et DVD vierges sont des produits complémentaires appelés à cohabiter durablement. La différence de coût justifie le maintien du CD vierge pour stocker des données. Mais là où les choses se compliquent, c'est lorsqu'on remarque qu'il existe à la fois des graveurs informatiques et des enregistreurs vidéo de salon. Qui utilisent exactement les mêmes disques ! Pour matérialiser les deux marchés, les fabricants travaillent sur le packaging (voir encadré). « Nous proposons chacun des quatre formats : DVD-R, DVD-RW, DVD+R et DVD+RW. Nous conseillons aux distributeurs d'implanter les boîtiers vidéo au rayon cassette avec les VHS, et les boîtiers plastiques au rayon micro-informatique avec les CD-R », commente Olivier Schwartz, responsable des DVD et nouveaux médias pour l'Europe chez Sony RME.

Les standards en question

Mais la question des formats de boîtier est presque secondaire comparée à celle des standards. Car si, début 2002, le format « - » impulsé par Pioneer était nettement dominant, la situation s'est profondément renversée depuis en faveur du « + » de Philips. Au point qu'un fournisseur prévoit 90 % de « + » à la fin 2003, en tout cas en usage grand public. Jacques Noirbent, chef de groupe marketing chez Pioneer, ne l'entend évidemment pas de cette oreille : « Nous ne croyons plus à une unification des standards. Aujourd'hui, chaque camp met ses points forts en avant, mais, dans la réalité, il s'agit d'une course au prix et aux volumes. À mon sens, le premier à proposer un graveur sous les 200 EUR aura gagné. »

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