Dylan's Candy Bar : le goût sucré de l'enfance

Fanatiques des bonbons, un vétéran de la confiserie et la fille d'un célèbre designer ont créé le plus grand et le plus fou des magasins jamais consacré à la confiserie. Plaisir des yeux et du palais, Dylan's Candy Bar est la dernière coqueluche des New-Yorkais.

Le Dylan's Candy Bar fait fondre les gourmands au coeur de Manhattan, à l'angle de la 3e Avenue et de la 60e Rue. Des deux bonnes fées qui se sont penchées sur son berceau, l'une est la fille de Ralph Lauren, Dylan, 27 ans, dont la passion pour l'univers de la confiserie tourne parfois à l'obsession ; l'autre est Jeff Rubin, qui vendait déjà des friandises à l'âge de 11 ans et fut le fondateur des magasins de bonbons Bulk Candy Stores à la fin des années 80, avant de créer les boutiques extravagantes de FAO Schwartz et Toys ' R ' Us à Manhattan. Tous deux ont réalisé leur rêve il y a un peu plus de six mois en ouvrant un magasin de 510 m2 entièrement dédié aux bonbons.

Dans un style déjà surnommé « art choco », le Dylan's Candy Bar a saisi tous les prétextes pour rendre hommage à ses héros. Un lapin en chocolat haut de 3 mètres à l'entrée, un luminaire formé de sucettes géantes, des « nounours » en gélatine incrustés dans les marches translucides de l'escalier, des couronnes d'acidulés sous les plateaux des tables du café, des tabourets aux couleurs des cannes de sucre d'orge, etc.

Les écrans de télévision retransmettent des documentaires sur le chocolat et de vieilles publicités. « Lollipop », le tube des Chorettes de 1958, et « Candyman », une chanson américaine populaire, passent en boucle. Le fantasme de Dylan Lauren était de recréer le décor de « Willy Wonka and The Chocolate Factory », film inspiré d'un livre pour enfants de Roald Dahl. Pour des raisons d'hygiène, elle a dû renoncer à la rivière de chocolat et au papier peint léchable

50 anniversaires par mois

Le magasin propose, bien sûr, tous les bonbons possibles et imaginables - 5 000 au total - quels que soient leur taille, leur prix ou leur origine. La sucette de 2,5 kg, la barre de chocolat épaisse comme un roman de Stephen King, la truffe de la taille d'une balle de bowling, le chewing-gum long de 1 mètre, les spécialités australiennes, les friandises pour végétariens. L'extravagance se traduit aussi dans les prix : 59 $ (60,73 EUR) pour un gâteau d'anniversaire constitué de mini-barres chocolatées, 600 $ (617,63 EUR) pour un arbre fait de sucettes. Au bar du rez-de-chaussée, on trouve 100 parfums de glaces et des barbes à papa.

Au sous-sol, une salle est réservée aux petits New-Yorkais qui souhaitent fêter leur anniversaire dans le sucre : 600 $ (613,73 EUR) pour 10 invités, avec construction d'un vaisseau spatial en bonbons, confection de bijoux en friandises et concours de bulles de chewing-gum. En six mois, plus de 300 fêtes ont été organisées...

À ceux dont l'estomac frise l'indigestion, Dylan's Candy Bar offre des plaisirs non comestibles. Une fresque, qui retrace l'histoire du bonbon à travers les âges, du premier homme des cavernes à avoir plongé sa main dans une ruche à miel jusqu'à l'ouverture de Dylan's Candy Bar en passant par l'invention du bubble-gum (1929). Un mur recouvert de tous les modèles de sucettes tournantes Hasbro. Des pièces pour collectionneurs, avec un distributeur de chewing-gums à 3 295 $ (3 391,81 EUR). Sans oublier les tee-shirts ornés des bonbons les plus connus, du parfum crème brûlée, la crème pour le corps à la vanille, les bougies au caramel, etc.

Projets d'expansion aux USA puis en Europe

Le samedi, plusieurs milliers de clients se pressent dans le magasin. Parents tirés par des enfants proches de l'hystérie, mais aussi adultes qui viennent seuls, le vendredi ou le samedi soir, pour se replonger dans l'univers de leur enfance. « La nostalgie marche très fort aujourd'hui, explique Jeff Rubin, surtout après les événements du 11 septembre. Ici, les gens peuvent oublier les dures réalités de la vie et se relaxer. »

Sollicité de manière quasi quotidienne pour ouvrir de nouveaux magasins, Jeff Rubin a déjà son programme d'expansion en tête : doubler la taille du magasin de Manhattan d'ici à septembre, ouvrir au moins un magasin de 400 m2 dans un centre commercial en Floride ou dans la région new-yorkaise d'ici à Noël, partir l'an prochain à l'assaut des grandes villes américaines (Los Angeles, Chicago ou San Francisco) avec un format de 1 000 m2 avant de s'attaquer aux marchés canadien et européen. Le coût de Dylan's Candy Bar à Manhattan ? « C'est probablement le magasin de bonbons le plus cher qui a jamais été construit, mais les ventes sont deux fois plus importantes que prévu. »
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Article extrait
du magazine N° 1768

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