E-commerce : Samo, la galerie en ligne qui veut démocratiser l’art

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A la fois boutique et galerie d’art en ligne, Samo a été fondée par une jeune photographe française soucieuse de rendre l’art le plus accessible possible… sans le dénaturer. Avec un outil principal : le digital. Les explications de ce concept-store inédit avec Charlotte Breton, la fondatrice.

samogalerie
samogalerie© SAMO

Créée à Londres en 2014 par une jeune photographe française passionnée de décoration d’intérieur, Charlotte Breton, Samo est une galerie d’art en ligne et un concept store. Opérationnel depuis juin 2015, le site propose environ plusieurs centaines de références autour d’un concept inédit : une vingtaine d’artistes émergents proposent des œuvres originales ou des reproductions numérotées, et celles-ci sont déclinées autour d’objets du quotidien. "Nous avons commencé par produire des t-shirts, à la fois parce que c’est peu coûteux et également parce que cela permettait de nous faire connaître", explique Charlotte Breton. L’offre intègre progressivement des bougies, des carnets de notes et des objets de décoration. "L’offre s’est élargie progressivement afin que chaque mise sur le marché soit réussie", poursuit-elle. La jeune femme, qui est aussi webdesigner, choisit naturellement la vente en ligne pour exposer son univers, avec pour objectif de "démocratiser l’art en touchant le plus de monde possible".

Un lancement à moindre frais via le e-commerce

Le site propose environ 300 références réparties en deux catégories. D’une part, les œuvres d’art réunies dans "la galerie" et d’autres part leurs déclinaisons en objets du quotidien, c’est-à-dire des produits dérivés, rassemblés dans "le concept-store". "Chaque objet a vocation à respecter le travail des artistes. Nous nous définissons comme un collectif qui se pose la question suivante : et si l’un de nos artistes était le prochain Andy Warhol ?", insiste la jeune dirigeante. Pour cela, les produits sont numérotés et dotés d'un certificat d'authenticité. Les inspirations, du design scandinave aux arts primitifs en passant par l’artisanat, témoignent de cette volonté d’ouverture sur les produits grands publics, "où la simplicité épouse l’ergonomie et où le beau reste synonyme de pratique", résume-t-elle. Mais pour Charlotte Breton, il s’agit également de redonner sa place à l’artisanat dans la chaîne de production et de mettre en avant les acteurs de ce retour du savoir-faire français tout en en faisant partie.

Le digital a été la clé du lancement de Samo. Avec peu de fonds propres et dans un milieu où le lancement physique passe essentiellement par l’exposition en galerie, Charlotte Breton a mis ses compétences de webdesigner au service de son projet : "Cela nous a permis de nous lancer à moindre frais, et nous pouvions tester tous les produits que nous voulions, explique-t-elle. Nous n’avions pas besoin d’avoir de stock, chaque production était faite à la commande". Tous les produits sont fabriqués dans l'atelier parisien à partir de cotons 100% bio ou Fair Trade et certifié par Fair Wear Foundation. Pour asseoir sa visibilité, Samo mise aussi beaucoup sur les réseaux sociaux, avec une présence sur Facebook, Instagram et Pinterest.

Une présence physique via des concept store

En septembre, Samo va proposer du mobilier, du papier peint et des objets en céramique. L’équipe ne se ferme aucune porte sur l’élargissement de l’offre. "Le carnet d’idées est rempli jusqu’à 2024", plaisante la jeune femme. Samo prélève un pourcentage sur chaque produit vendu, autour de 30% pour une œuvre d’art achetée en ligne. Pour les prix, c’est le grand écart, avec des références à partir de 8 euros et des œuvres d’art autour de 300 euros. Le panier moyen reste élevé, entre 100 et 120 euros.

La société compte également sur un développement en physique pour renforcer sa visibilité. Des expositions éphémères et des événements autour de lancements de produits seront organisés à l’automne 2016. On trouve d’ailleurs certains produits dans des concept-store dans le sud-est de la France, et des discussions sont actuellement en cours avec des points de vente parisiens.

Pour la jeune femme, les règles du jeu diffèrent selon le canal de vente. "La vente en ligne est très grand public, tandis que la vente en galerie est davantage prisée par un public averti". D’ici 2020, la jeune entrepreneuse envisage l’ouverture d’une petite galerie/shop à Paris, et qui regrouperait les œuvres des artistes d’une part et la boutique d’autre part. "Nous voulons un endroit qui nous ressemble, où l’on retrouverait ce que nous produisons et le travail de ceux qui nous inspire. Ce n’est encore qu’une idée car pour avoir le shop dont nous rêvons, il faut un certains budget", avoue Charlotte Breton.

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