Marchés

E.Leclerc, champion de l’adaptation locale

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De gauche à droite,
Vincent Texier, adjoint
boucherie libreservice et Philippe Becat, adjoint boucherietraditionnelle.
De gauche à droite, Vincent Texier, adjoint boucherie libreservice et Philippe Becat, adjoint boucherietraditionnelle.

Le distributeur E. Leclerc s’est fait remarquer lors de la remise des Trophées label Rouge 2010 à Vichy, le 14 juin. En effet, il a trusté les prix réservés aux grandes surfaces alimentaires, laissant au Carrefour de Vannes (Morbihan) celui de la boucherie en porc label Rouge. Comment expliquer cette razzia des E.Leclerc? Primés pour leur travail sur des viandes de grande qualité, ils auraient tout aussi bien pu être récompensés pour leurs performances économiques.

Car Vincent Texier et Philippe Becat à Saint-Aunès (Hérault), Hervé Delpierre à Olonne-sur-Mer (Vendée) et Michel Calichon à Saint-Paul-lès-Romans (Drôme) sont un peu les premiers de la classe sur leur région respective, tel Hervé Delpierre, installé sur la première place du podium en chiffre d’affaires (hors volailles) de la SCA Ouest. Il se déplace avec un acheteur, de foire en foire, pour négocier toute sa viande de boeuf sur pied. Sa méthode de travail ? «Des prix moyens bas toute l’année, un minimum de stock, du flux tendu, et le volume.» Aussi bien en traditionnel que sur le libre-service, où il parvient à tenir ses prix dans une zone de chalandise comprenant beaucoup de personnes âgées «qui connaissent tous les morceaux».

Dans la Drôme, Michel Calichon regarde avec émotion son rayon –«la plus grosse boucherie Leclerc de la région»– où le traditionnel progresse de 10,71 % et le LS de 4,5 %. Une performance due en grande partie à une maîtrise parfaite des promos, des mises en avant (5 steaks hachés achetés pour 5 offerts !), et des produits de toutes les qualités.


«Pour tous les clients»

« Il faut que nous ayons la gamme complète pour tous les clients et tous les budgets. » Philippe Becat (photo) garde un oeil sur le porte-monnaie dans son rayon traditionnel de Saint-Aunès. «Nous préférons avoir moins de marge, mais faire plus de qualité. Le cours de telle viande monte ou descend de 10 centimes, nous calculons le prix à l’année.

Pour les clients, c’est plus rassurant. » Avec Vincent Texier, son collègue du LS (photo), ils jouent la complémentarité avec du charolais sans label « pour bien se différencier ». Le LS évolue bien, le traditionnel progresse de 6 %. Derrière ce bilan, selon Philippe Becat, il y a un professionnel, le conseil de préparation, la coupe du morceau devant les clients et la communication. «Nous ne pouvons pas dire que nous sommes des amis, mais presque. » Trois E. Leclerc, trois méthodes, une même réussite.

Les chiffres

Le magasin 8000 m2

Le rayon - 8 mlinéaires pour le traditionnel. 24 mlinéaires à plat et 3 banques de 5 mpour le LS - 6 employés

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