E.Leclerc réaffirme ses engagements pour l’agriculture française

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Dossier Dans un communiqué, l’enseigne E. Leclerc rappelle qu’elle ne laisse pas tomber les agriculteurs français. Elle mène de nouveaux travaux et participe à de multiples réunions. Voici, selon l’enseigne, la réalité des relations entre le monde agricole et l’enseigne d’indépendants.

E.Leclerc affirme «participer à toutes les réunions auxquelles l'enseigne est invitée ».
E.Leclerc affirme «participer à toutes les réunions auxquelles l'enseigne est invitée ».© Leclerc ?

Le communiqué de presse est sans équivoque : "Afin que nul ne l'ignore, et contrairement aux rumeurs savamment distillées auprès des agriculteurs, l'enseigne E.Leclerc confirme participer à toutes les réunions de travail sur la crise agricole auxquelles elle est invitée, et rappelle qu'elle a déjà donné son accord de principe à des mesures de soutien". L’enseigne énumère ainsi dans un document l’ensemble de ses travaux et engagements. Voici cette liste fournie pour le distributeur. 

1/ E.Leclerc participe à toutes les réunions auxquelles l'enseigne est invitée.

Outre les contacts réguliers avec les présidents de filières, entre Michel-­Edouard Leclerc, le Secrétaire général de l'association E.leclerc et les adhérents en charge des dossiers alimentaires, on peut citer la participation du Mouvement E.leclerc à de multiples réunions:

  • Réunion organisée par la FNSEA vendredi 5 février pour travailler sur le fonds porcin.
  • Réunion ministérielle préparatoire, le vendredi 5 février.
  • Réunion de Matignon entre le gouvernement et les distributeurs, le lundi 8 février. A la suite d'une erreur de l'AFP, la présence d'E.Leclerc a été occultée. L'AFP a ensuite rectifié.
  • Dans le Nord-­Pas de Calais, dans le Sud-­Ouest, en Bretagne, en Vendée, en Midi-­Pyrénées… les adhérents et présidents de centrales ont participé à toutes les réunions organisées par les agriculteurs et les pouvoirs publics.
  • E.Leclerc n'a été absent qu'à une seule réunion : celle du 12 février à Bercy. Et pour cause, les enseignes de la distribution n'étaient pas invitées.

2 / Sur le porc

Les centres E.Leclerc ont donné leur accord de principe sur la constitution d'un fonds d'entraide abondé par l'ensemble des professionnels du secteur, sous la seule réserve que le schéma soit validé par les autorités en charge de la concurrence. La FNSEA a engagé des démarches en ce sens. Le Mouvement E.Leclerc rappelle que depuis avril 2015, il a suivi les revendications des éleveurs, de leurs fédérations et groupements. Ainsi, grâce à son outil de Kermené qui intervient directement sur le marché du cadran de Plérin, il a soutenu massivement les achats, pour essayer de maintenir un prix de marché à 1,40€/kg. Ce sont des groupements de producteurs qui ont mis fin à ce système. Michel-­Edouard Leclerc a fait savoir à plusieurs reprises que l'enseigne était ouverte à toute autre solution permettant une revalorisation par le marché.

3 / Sur le lait

L'enseigne E.Leclerc a confirmé vendredi 12 février à la Fédération nationale des producteurs de lait, son accord pour signer la Charte sur les valeurs laitières qui propose :

  • Un partage équitable du risque de volatilité du prix
  • Une transparence sur la répartition de la valeur entre l'éleveur, le transformateur et la distribution
  • Un effort renforcé sur l'origine des produits

E.Leclerc ne s'opposera pas à un prix du lait supérieur au prix du marché, qui pourrait être fixé par l'Etat, ou par l'interprofession, mais dans un cadre forcément agréé par les autorités de la concurrence. Pour E.Leclerc cette revalorisation doit profiter directement aux producteurs français. C'est sur la question de ces modalités que l'enseigne se pose des questions, eu égard à ce qui s'est passé en 2015. En moyenne sur 2015 (marques nationales et MDD), E.Leclerc a acheté aux transformateurs des produits laitiers valorisé à 347€ /1000 litres. E.Leclerc a donc augmenté son prix d'achat sur le 2e semestre 2015 alors que les cours s'effondraient. A date (février 2016), l'enseigne a maintenu cet effort, alors même que l'accord devait expirer au 31/12/2015. C'est donc bien un engagement volontaire de notre enseigne. Si E.Leclerc a payé aux transformateurs 347€ /1000 litres en 2015, pourquoi les éleveurs n'ont-­ils pas touché cette somme ?

4/ Sur la viande bovine

Suite à la table ronde du 17 juin 2015, E.Leclerc a acheté plus cher que le marché, avec une hausse d'environ 52 centimes / kg versé aux industriels. E.Leclerc a pu observer que le surprix qu'il a payé depuis l'été n'est pas durablement redescendu dans les exploitations.

Actuellement, E.Leclerc travaille avec la FNB (Fédération nationale bovine, branche de la FNSEA) et avec Interbev (interprofession de la viande bovine) sur une stratégie de revalorisation des races à viande, et une meilleure segmentation sur le boeuf. E.Leclerc est également disponible pour travailler à une réforme du système de cotation de la viande bovine qui est obsolète (beaucoup moins transparent que le marché du porc de Plérin).

Pour soutenir la filière, E.Leclerc va, en 2016, faire 3 opérations nationales sur les races à viande, ce qui permettra d'opérer un prélèvement de 12.000 têtes supplémentaires et aidera au soutien des cours.

5/ Sur l'origine des approvisionnements

Sur la viande : sur 210.000 tonnes de viande achetées par E.Leclerc pour son propre compte en 2015, 196.000 tonnes sont de la viande française, soit plus de 92.5% de l’approvisionnement en viande d’E.Leclerc d’origine France (bête est née, élevée et abattue dans l’Hexagone). Ces chiffres regroupent la viande fraîche, la charcuterie et la viande utilisée dans les plats préparés, de "Marque Repère", de "Nos régions ont du talent" et de la marque "Eco+". Qui dit mieux ?

Il reste des segments où l'importation est obligatoire soit pour compléter une offre, soit pour répondre à des spécificités de consommation (jambon serrano, jambon de parme, moutons et agneaux). Mais cela reste spécifique et marginal. Sur le lait : que ce soit Marque Repère comme Eco+, le lait de consommation E.Leclerc est 100% d'origine France.

E.Leclerc tient donc l'engagement pris auprès de la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) et assume son rôle de leader sur le lait de consommation. E.Leclerc est prêt à poursuivre l'approvisionnement 100% France sur d'autres segments des produits laitiers, mais nos concurrents doivent faire le même effort, sans oublier la RHF (Restauration hors foyer) et le hard discount.

Sur les produits transformés, E.Leclerc se déclare favorable à plus de lisibilité pour le consommateur. Le processus d'indication des origines des viandes composant les produits transformés à Marque de distributeur et la refonte des packagings est en cours. De même, les demandes ont été faites aux fournisseurs de grandes marques nationales pour accélérer leur propre processus.

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