Ecofolio appelle à une refonte des systèmes de recyclage

|

Par la voie de son président Laurent Francony, également distributeur au sein de Système U, Ecofolio appelle à une refonte de toute la filière recyclage pour tendre vers une économie circulaire viable. 

UPM Chapelle Darblay est une usine basée à Grand-Couronnes (Seine-Maritime) spécialisée dans la fabrication de papier journal à partir de fibres 100 % recyclées. Les papiers issus de la collecte sélective font l'objet d'une opération de désencrage avant d'être transformés en pâte à papier puis finalement en papier journal. Partie réception du papier à recycler.
UPM Chapelle Darblay est une usine basée à Grand-Couronnes (Seine-Maritime) spécialisée dans la fabrication de papier journal à partir de fibres 100 % recyclées. Les papiers issus de la collecte sélective font l'objet d'une opération de désencrage avant d'être transformés en pâte à papier puis finalement en papier journal. Partie réception du papier à recycler.© FCINQ
« Quand les filières de recyclage ont été mises en place, on ne savait pas quoi faire des déchets, et désormais on arrive aujourd’hui en bout de course. Il devient nécessaire de repenser dans son ensemble le système afin que l’éco-contribution ne devienne pas un impôt masqué, mais bien une solution pour apporter une deuxième vie aux éléments. » Voici l’appel que lance Laurent Francony, président d’Ecofolio, la veille d’une réunion au ministère de l’écologie pour évoquer le renouvellement de son agrément. 
 
La distribution représente le premier « pollueur » en termes de papiers et si le système n’évolue pas, les cotisations à régler pourraient doubler…  Pourtant les débouchés pour le papier recyclé existent. De nombreux distributeurs utilisent ce matériau pour leurs marques de distribution par exemple.
 
Des progrès pour une économie circulaire viable
 
Ecofolio a réalisé un tour de l’Europe pour identifier les bonnes pratiques et trouver des alternatives à cette augmentation probable des cotisations. Rien qu'en matière de tris des solutions existent : Ainsi le fait de ne pas le mélanger le papier avec les emballages, permet d’envoyer directement la matière en usine, sans tri. La facture finale s’en trouve donc allégée. « Les collectivités locales qui ont mis en place une séparation distincte pour le carton et le papier se révèlent à l’équilibre, alors que  les autres sont en déficit, détaille Laurent Francony. Il faut que les investissements servent à financer le changement et non la gestion des déchets."
 
Reste que pour mettre en place à l’échelle nationale de nouvelles pratiques, elles doivent être inscrites dans le cahier des charges des éco-organismes. Un processus lourd auquel Ecofolio veut sensibiliser tous les acteurs alors que s'ouvrent tout juste les premières réunions avec les pouvoirs publics pour le renouvellement de son agrément. Renouvellement qui doit se faire d'ici à fin 2016.
 
Vidéo illustrant le cycle de vie des papiers 
 

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter