Écomiam, le distributeur à bas prixde surgelés bruts

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L’enseigne bretonne de surgelés a élaboré un concept basé sur la simplicité afin de proposer à sa clientèle une offre de produits français très accessible.

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Ecomiam Nantes_10.jpg© pHOTOS DR

Epuré, minimaliste et transparent : tel est le credo d’Écomiam, l’enseigne de surgelés bretonne, qui compte 8 magasins de 300 m² (Finistère, Morbihan, Côtes-d’Armor, Loire-Atlantique). En 2009, le fondateur de la marque, Daniel Sauvaget, est parti d’un constat simple : la crise touche les consommateurs, avec une baisse de leur pouvoir d’achat, mais aussi l’ensemble de l’industrie agroalimentaire.

Pour remédier à ce double effet, il a imaginé un modèle économique basé sur la vente de produits surgelés bruts, à fort volume, permet­tant de réaliser des économies d’échelle. Ainsi, il assure un revenu convenable aux producteurs-transformateurs et garantit un prix accessible aux consommateurs. « Notre business model est simple : uniquement des produits bruts (élevés, récoltés et transformés en France), une gamme courte de 120 références, avec de gros volu­mes, pas de promotion ni de carte de fidélité. Les prix sont les mêmes toute l’année », indi­que Antoine Sauvaget, directeur général d’Écomiam et fils du fondateur. Des prix accessibles qui se vérifient dans les faits : un kilo de filets de poulet chez Écomiam est vendu environ 7 €, quand l’offre similaire chez les concurrents avoisine les 11 €.

100% transparent

Autre valeur forte chez Écomiam : la transparence. En magasins, au-dessus des bacs, une carte mentionne le lieu de production et de transformation. L’enseigne va même jusqu’à expliquer le partage des revenus : ce qui revient à la filière, à Écomiam et à l’État.

Et pas d’artifice chez Écomiam. Les packagings sont transparents avec uniquement un code-barres et la liste d’ingrédients. « Dans les linéaires, le consommateur va à l’essentiel, il repère les familles de produits via des panneaux visibles, mais la signalétique s’arrête là. Il n’y a pas de PLV spécifiques ni de mises en avant », précise Antoine Sauvaget. L’enseigne, qui veut couvrir tout le Grand Ouest à court terme, ne va pas déroger aux règles : pour percer, pas de publi­cité, seul le bouche-à-oreille lui permet de recruter de nouveaux clients.

8

magasins intégrés dans l’Ouest de la France, de 300 m² chacun, avec une gamme de 120 références

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Article extrait
du magazine N° 2322

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