Ecotaxe poids lourds : la grogne des grossistes-distributeurs

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La Confédération Française du commerce interentreprises (CGI), alerte le gouvernement sur le fait que l’écotaxe « verte », qui sera présentée à l’Assemblée en janvier, place les grossistes-distributeurs dos au mur : ils devront notamment répercuter le montant de la taxe à leurs clients chargeurs.

L’écotaxe poids lourds, votée en 2009 dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, et qui devrait entrer en vigueur en juillet 2013, n’en finit pas d’inquiéter les professionnels du transport. La Confédération Française du commerce interentreprises (CGI), qui représente l’ensemble des grossistes-distributeurs en France, s’alarme sur les modalités d’application de l’écotaxe, dont le projet de loi devrait être présenté à l’Assemblée Nationale courant janvier 2013.

600 000 camions concernés

Pour mémoire, l'écotaxe doit s'appliquer aux poids-lourds à partir de 3,5 tonnes circulant sur le réseau national non-payant (essentiellement les routes nationales, départementales et communales). Elle concerne environ 600 000 camions français et 200 000 étrangers, sur les 10 000 km de routes nationales et les 5000 km de routes départementales en France.

« Le projet de loi est inéquitable. On voit que le gouvernement ne s’intéresse pas à notre profession. Pourtant, nous représentons 1 million de salariés et 120 000 entreprises, et nous assurons, sur l’ensemble du territoire, l’approvisionnement quotidien du tissu économique local », se désole Marc Hervouët, président de la CGI.

Zones rurales

Il explique : « Les modalités de répercussion de l’écotaxe, en l’état, auront des conséquences graves pour la pérennité des PME/TPE du secteur et pour l’emploi, notamment en zone rurale. En effet, à ce jour, le dispositif ne tient pas compte de la spécificité du système de tournées de livraisons mis en place par les grossistes distributeurs. Les ménages, eux non plus, ne seront pas épargnés. L’écotaxe va impacter de manière conséquente leur pouvoir d’achat à travers l’augmentation des produits de première nécessité, ce qui est difficilement acceptable dans un contexte économique déjà très morose. »  Car même si Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, a revu la copie de ses prédécesseurs en remplaçant le mécanisme « par une majoration forfaitaire obligatoire et majoré des charges induites », l'écotaxe devrait bel et bien frapper des opérations de transport jusque-là épargnées.

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