Ed-Dia condamné pour avoir licencié trois employés refusant de travailler le dimanche

|

Le groupe Ed-Dia était poursuivi par trois employés licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche. Il devra leur verser 40.000 euros de dommages et intérêts à chacun. Le jugement est soumis évidemment à un appel éventuel.

Ed-Dia a été condamné, ce mercredi 20 septembre, par le conseil des prud'hommes de Créteil à verser 40.000 € de dommages et intérêts à trois salariés licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche. En 2009, ces trois salariés, employés au magasin Ed d'Oyonnax, dans l’Ain, avaient été licenciés pour « non-respect des horaires planifiés et insubordination » après avoir informé leur direction qu'ils ne souhaitaient pas travailler le dimanche matin afin de préserver leur vie familiale. Ils avaient alors saisi le conseil des prud'hommes de Créteil, lieu d'implantation du siège d'Ed. A l'audience en juin, l'avocat du groupe avait notamment rappelé que la grande distribution était un secteur où l'ouverture le dimanche matin était « de plein droit » et que les salariés étaient dès lors amenés à travailler ce jour-là. De son côté, l'avocate des plaignants avait plaidé que l'obligation de travailler le dimanche n'était pas prévue dans leur contrat et qu'elle aurait eu des « conséquences majeures » sur leur vie familiale. Dans sa décision, le conseil donne donc raison aux trois ex-employés, et déclare leur licenciement dénué de « cause réelle et sérieuse ». Il leur alloue à chacun 40.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral et ordonne notamment un rattrapage de l'indemnité de licenciement qui leur a été versée. Ed se réserve pour l’heure le droit de faire appel du jugement.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter