[Edito de la semaine] Cascade de voeux

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Comme tous les ans, chacun émet des vœux ou égrène ses bonnes résolutions. Je ne vais donc pas échapper à la coutume avec cette liste non exhaustive de revendications – ou d’envies – pour les acteurs de la consommation.

Souhaitons donc que les crises alimentaires ou sanitaires s’estompent.

Que, dans certains médias, les sujets sur l’alimentation ne soient pas seulement des émissions à charge sur la malbouffe.

Que la question de l’étiquetage nutritionnel se règle par du bon sens et non par une stig­matisation.

Que les innovations de produits mettent moins de temps à atteindre les rayons.

Que les dirigeants deviennent des entrepreneurs et pas seulement des gestionnaires.

Que les managers comprennent que les entreprises en croissance sont aussi celles où il fait bon vivre.

Que l’Europe ne soit plus perçue comme une contrainte mais comme une opportunité.

Que l’écoute et l’ouverture l’emportent sur le protectionnisme, et donc sur le repli sur soi.

Que la faiblesse de notre économie ne fige pas les positions et ne limite pas l’arrivée de nouveaux entrants, qui, par nature, poussent à se remettre en cause.

Que le gouvernement mis en place après l’élection présidentielle saisisse le rôle social et économique du commerce.

Qu’il soit plus facile d’ouvrir des magasins le dimanche ou en nocturne quand c’est nécessaire.

Que les distorsions de concurrence, notamment en raison de questions fiscales, disparaissent.

Que le monde agricole arrête de critiquer les autres sans se remettre en cause.

Que le pouvoir politique ne s’en prenne pas une nouvelle fois aux professionnels avec des taxes sorties de nulle part.

Que les importations à bas coûts, avec une moindre qualité et des conditions de fabrication douteuses, disparaissent progressivement des linéaires.

Que le « made in France » s’impose dans les rayons comme dans les chariots.

Que les consommateurs comprennent enfin quelque chose au prix de vente et ne se transforment pas uniquement en chasseurs de promos.

Que la guerre des prix, dévastatrice pour les marges, s’estompe.

Que des distributeurs n’enfreignent plus les lois, notamment dans le domaine des relations commerciales.

Qu’aucun directeur commercial ne se retrouve en burn-out après les négociations annuelles.

Que des industriels cessent de penser que la distribution est leur ennemi alors qu’il s’agit… de leur client.

Bien évidemment, beaucoup de ces « vœux » ne seront pas exaucés et bien des résultats ­dépendent des consommateurs, de leur moral et de leur envie d’acheter. Voilà pourquoi je souhaite avant tout que l’année 2017 soit marquée par un fort regain d’optimisme personnel et entrepreneurial – donc économique – et que, après le Brexit et la victoire de Donald Trump, l’élection présidentielle française nous apporte non pas inquiétude et turpitude mais espoir et foi en l’avenir.

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Article extrait
du magazine N° 2441

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