[Édito] Ici, c'est Paris

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Il paraît que « c’est toujours mieux ailleurs ». Bon nombre de commerçants visitent des magasins à Londres, Berlin, Barcelone, New York ou Shanghai. Et, à chaque fois, ils reviennent ébahis en décrivant tel ou tel concept. Ils ont raison de parcourir le monde pour trouver l’inspiration et anticiper les futures tendances. Mais à force de regarder très loin, ils en oublient presque de jeter un œil en bas de chez eux.

Pour se prouver que la France n’est pas « ringarde », qu’elle pèse encore dans le monde du commerce, commencez par visiter le nouveau magasin des Galeries ­Lafayette des Champs-Élysées (lire p. 14 à 16). Et si vous avez encore des doutes, restez sur la plus grande avenue du monde et entrez chez Monoprix, L’Occitane & Pierre Hermé, Apple, Samsung ou Xiaomi.

Mais ne vous arrêtez pas en si bon chemin. Poussez jusqu’à la rue Lafayette (H & M) ou boulevard Haussmann (Printemps du Goût et Boulanger Le Comptoir des Galeries Lafayette). Allez jusqu’au Leroy Merlin de la Madeleine, ou son concept Make it, rue des Rosiers. Passez quelques minutes dans L’Appartement Morgan (Beaumanoir), avenue de l’Opéra.

Et si vous n’êtes pas fatigués, rendez-vous chez Maisons du Monde rue du Bac, ou chez Darty Alésia en version compacte. Sans oublier de faire un petit tour dans ...le drugstore parisien de la Chaussée-d’Antin. Rien ne vous interdit non plus de vous balader dans les allées des centres commerciaux des Halles ou de Beaugrenelle, ni de visiter quelques-uns des nombreux concept-stores (Bape Store, Merci, ­Empreintes, The Conran Shop, Sézane…). Du côté de l’alimentaire, vous ne pouvez pas manquer La Grande Épicerie rue de Passy, Causses rue Notre-Dame-de-Lorette ou Maison Plisson dans le Marais. Pour la proximité, il faut passer à Opéra (Franprix), rue de Montreuil (Franprix Darwin) ou avenue de Clichy (Carrefour La Halle). Et pour le bio, la rue de Rome ­(Naturalia Vegan) et la rue de la Convention (Naturalia Origines) s’imposent. Pour déjeuner, faites une halte à La Guinguette d’Angèle rue Coquillière. Si votre « truc », c’est le digital, servez-vous du partenariat entre Amazon et Monoprix ou attendez l’ouverture de l’entrepôt Ocado à Fleury-Mérogis (91), qui livrera Paris pour le compte, là aussi, de Monoprix.

En attendant, commandez sur le site d’E. Leclerc et retirez vos marchandises dans le drive piéton de l’enseigne avenue de Clichy. Le 4 Casino, avenue ­Franklin-Roosevelt, est, quant à lui, un véritable laboratoire d’innovations. Dans l’est de Paris, le Saint Maclou Nation est un parfait concept phygital hyperurbain.

Autant d’exemples (et cette liste n’a rien d’exhaustive) qui démontrent l’urgence d’arrêter cette autoflagellation bien française. Même si ce secteur économique affronte des difficultés, n’allons pas trop vite en besogne en affirmant que rien ne bouge. Dans une ville où l’immobilier est (trop) cher, où les taxes sont innombrables, où la Mairie n’a guère le sens du commerce et où les « gilets jaunes » ont sabordé bon nombre de comptes d’exploitation, il paraît opportun de valoriser ces commerçants parisiens qui surfent sur les tendances et ces grands distributeurs qui investissent. Et pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus, rendez-vous le 12 avril pour l’inauguration du magasin Eataly Marais et le 6 mai pour celle du format compact d’Ikea place de la Madeleine.

ypuget@lsa.fr @pugetyves

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Article extrait
du magazine N° 2550

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