[Edito] L'année des transformations

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Avec toutes les équipes de LSA, nous vous souhaitons une excellente année 2021, aussi bien personnellement que professionnellement. Après ces mois ­chahutés par le Covid-19, nous espérons que cette nouvelle année sera celle de la disparition de la pandémie et du retour à vie « normale ». En attendant le verdict, il convient de ne pas partir dans d’interminables querelles sur les mondes d’avant et d’après. Il est évident que la crise sanitaire et économique a servi d’accélérateur de tendances et qu’il faut impérativement faire bouger les lignes. J’ai bien dit « les » lignes, tant il serait réducteur de parler d’une unique et globale transformation, au risque de n’avoir qu’une vision limitée, pour ne pas dire étriquée, du monde qui nous attend.

La première transformation est environnementale. Ceux qui ne s’y engagent pas seront mis hors-jeu par les consommateurs. C’est une certitude. Moins d’emballages et de dépenses énergétiques, davantage de circuits courts : les exemples à suivre sont nombreux.

La deuxième mutation est digitale. Bien évidemment avec l’e-commerce, le drive, le click & collect et l’omnicanalité. Mais pas uniquement. La numérisation doit dorénavant irriguer toutes les strates de l’entreprise. Ce qui va demander de nouvelles compétences, des investissements et la prise de conscience qu’il faut travailler autrement.

La troisième métamorphose est managériale. L’explosion du télétravail en est le parfait exemple. Il n’est plus possible de manager ses équipes comme avant et encore moins la nouvelle génération comme l’ancienne. Il faut trouver d’autres méthodes, d’autres rapports hiérarchiques, avec plus de souplesse et de responsabilisation, mais aussi avec des objectifs clairs et précis et un reporting efficace et partagé.

La quatrième évolution traite de l’alimentaire. Les Français veulent des produits sains et naturels, ils exigent de la transparence sur la composition, ils achètent de plus en plus local et en vrac, ils rejettent le gaspillage, ils font de plus en plus « eux-mêmes », ils veulent une traçabilité exemplaire et une garantie sanitaire parfaite. Mais ils attendent aussi des petits prix et du plaisir.

Enfin, la cinquième transformation est celle du consommateur. On le dit depuis longtemps zappeur. Mais il est surtout de plus en plus exigeant et sélectionneur. Ses choix, malgré de nombreuses contradictions, seront de plus en plus tranchés. Des rayons seront désertés et d’autres plébiscités. Car la société de consommation n’est pas morte : elle est simplement en mutation parce que les consommateurs et leurs attentes changent. Et de façon irréversible !

Pour les industriels comme pour les distributeurs, la difficulté sera de mener tous ces sujets de front. De comprendre qu’il ne s’agit pas d’un choix ou d’une option à prendre mais que toutes ces transformations s’imposent simultanément. D’où les difficultés à opérer les arbitrages humains et financiers qui s’imposent.

Pour mieux affronter ces défis, LSA vous accompagnera tout au long de cette année. Sur le site LSA.fr comme lors de nos rencontres et congrès. Mais aussi dans l’hebdomadaire, avec cinq cahiers spéciaux dédiés à chacune de ces transformations. 

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Article extrait
du magazine N° 2633

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