Emery Jacquillat réveille la Camif

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Dossier Le fondateur du premier site marchand de literie a relancé la Camif sur l’équipement de la maison. Avec un positionnement sur le « made in France ».

Il est le fondateur de Matelsom, premier site marchand de literie au monde en 1998. Nous sommes alors à l’époque des pionniers, puisque cette même année verra la naissance de RueDuCommerce et de Cdiscount. Dix ans plus tard, le chiffre d’affaires du Groupe Matelsom a été multiplié par dix, et la structure s’est agrandie avec le rachat de meubles.com en 2003, la Camif en 2009, et Authentica en 2010.

Avec la Camif, c’est un nouveau défi que s’est lancé Emery Jacquillat : « Nous avons relancé la Camif sur internet en 2009 uniquement sur l’équipement de la maison, un domaine que nous connaissons bien, avec le parti pris de produits de qualité, fabriqués en France et le développement durable. » Un premier tour de table en 2009 a permis d’investir 10 millions d’euros dans l’informatique et la logistique. Le magasin historique de Niort (79) est rouvert, avec 3 500 m² consacrés à la maison et quatre vendeurs. Cinquante personnes sont dédiées à l’ecommerce et cent cinquante employés au centre d’appels à Niort, qui est mutualisé avec Matelsom et d’autres clients. Aujourd’hui, le site de la Camif propose plus de 20 000 références de mobilier, literie et linge de maison issues de 280 fournisseurs, dont 228 qui fabriquent en France.

« Nous avons une trentaine de marques, comme Fermob, Epeda, Cristel ou encore Blanc des Vosges, précise Emery Jacquillat. Les clients peuvent choisir en fonction de la région de fabrication. C’est devenu le deuxième critère d’achat derrière les promotions. 50% de nos clients viennent car ils veulent une consommation responsable, l’autre moitié étant constitué par notre clientèle historique. »

Nous avons relancé la Camif sur internet en 2009 uniquement sur l’équipement de la maison, un domaine que nous connaissons bien, avec le parti pris de produits de qualité et fabriqués en France.

 

Compétition sévère

Reste que la compétition s’avère difficile dans une industrie du meuble, qui a perdu 20 000 emplois en dix ans. « La vente de meubles sur internet progresse de 15% par an. Elle devrait représenter 20% du marché d’ici cinq à dix ans, contre 8% aujourd’hui », prédit Emery Jacquillat, qui espère retrouver le chiffre d’affaires de la Camif (80 millions d’euros en 2008), avec 10 000 commandes mensuelles. « On a reposé toutes les bases, changé les systèmes d’information, revu la supply chain. Aujourd’hui, nous bénéficions de ces retours sur investissements qui nous ont permis d’être rentables depuis le début de l’année. »

Il ne reste donc plus qu’à faire passer le message. L’enseigne a réalisé une nouvelle levée de fonds en 2013 de 5 millions d’euros pour revenir en communication sur le média télé et vise 30% de croissance à la fin de l’année pour un CA de 30 M€.

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