Emmanuel Macron en mode séduction à Davos, sur fond de remaniement ministériel

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Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron est attendu ce jeudi 21 janvier 2016 au World Economic Forum de Davos en Suisse où il doit rencontrer les dirigeants de Google, Heineken et les grands de ce monde. Au moment où les rumeurs de remaniement ministériel vont bon train…

Emmanuel Macron se rend au World Economic Forum de Davos pour défendre les couleurs de la France
Emmanuel Macron se rend au World Economic Forum de Davos pour défendre les couleurs de la France

Emmanuel Macron, le médiatique ministre de l’Economie, de l’industrie et du Numérique, se rend ce 21 janvier 2016 à Davos, où se déroule le World Economic Forum et où se retrouvent les chefs de gouvernement, les ministres et les 250 dirigeants d’entreprise les plus importants de la planète. Son carnet de rendez-vous est plein - pour moitié de gouvernants, et pour moitié de chefs d’entreprises.
Il s’entretiendra ainsi à 23 heures ce jour avec Eric Schmidt, président exécutif de Google, après le dirigeant du géant pharmaceutique Novartis, puis le PDG du Crédit Suisse, les patrons d’UPS, Nokia, Heineken, les ministres des Finances d’Australie, d’Inde, du Mexique, de Pologne… “A Las Vegas, le but était de montrer la dynamique des start-up, cette fois, on vise le big business”, indique son entourage, le but étant de vanter “l’attractivité de la France, les réformes menées, le CICE,..”. Il faut attirer des investisseurs.
On s’empresse d’ajouter qu’Emmanuel Macron n’y sera pas seul. Car pas moins de quatre ministres font le déplacement : Marisol Touraine, Laurent Fabius et le Premier ministre, Manuel Valls. Un vrai pack pour vanter les atouts de l’Hexagone à Davos. Mais il n’empêche, c’est bien la visite d’Emmanuel Macron qui suscite le plus de commentaires. “Davos, c’est un peu le festival de Cannes de l’Economie, et Macron le Di Caprio”, lançait un commentateur sur Europe 1. Il serait le seul des quatre ministres à parler anglais couramment. Et Michel Sapin, le ministre des Finances, ne sera pas à Davos…

L’heure du remaniement ministériel se rapproche

Car son déplacement se fait aussi sur fond de remaniement ministériel dans les semaines à venir, qui promet d’être assez vaste. Laurent Fabius devrait quitter le ministère des Affaires étrangères, pour remplacer Jean-Louis Debré à la tête du Conseil constitutionnel. Parmi les hypothèses, Michel Sapin pourrait le remplacer et donc laisser son poste de ministre des Finances. Que reprendrait alors Emmanuel Macron, en élargissant son portefeuille de ministre de l’Economie, au sein d’un ministère revenant somme toute à son périmètre habituel.
D’autres ministres devraient partir. Pour Sylvia Pinel, ministre du Logement, et ex-ministre du Commerce, c’est déjà officiel. Membre du parti radical, elle laissera ainsi une place vacante pour Jean-Michel Bailey dans le dispositif gouvernemental. Autre départ attendu, celui de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement. Ce proche de François Hollande cherche depuis longtemps à quitter son ministère très exposé. Or, si le président de la République se représente, il sera assurément au coeur de la campagne.

Des places à prendre

Enfin, Christiane Taubira pourrait abandonner le ministère de la Justice, pour laisser sa place à une personnalité moins tranchée. Et Jean-Yves le Drian quitter le ministère de la Défense pour se consacrer à la région Bretagne dont il vient d’être élu président. Il va donc y avoir un joli remue-ménage au sein du gouvernement, et des places à prendre. Mais c’est surtout l’avenir d’Emmanuel Macron qui est suivi de près. Il doit encore mener des réformes, notamment sa fameuse loi Noé (Nouvelles opportunités économiques) qui sera finalement fusionnée dans la loi de Myriam El Khomry, ministre du Travail, qui vise à réformer le Code du travail. Et là, il pourrait à nouveau pousser les feux des réformes. Ses proches, au cabinet, l’assurent, sa "volonté de réforme est intacte". Davos n’est qu’une étape de plus... et l’heure du remaniement ministériel se rapproche.





 

1 commentaire

Rod

21/01/2016 15h07 - Rod

" Il serait le seul des quatre ministres à parler anglais couramment." : pour info, Laurent Fabius parle très bien anglais. Voilà.

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