Emmanuel Macron, le chouchou des e-marchands

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Dossier Quel homme est le plus à même de comprendre les problématiques relatives au digital, et quel parti politique est le plus capable de favoriser le développement du e-commerce en France? Si Emmanuel Macron est largement plébiscité, qu'en est-il des autres personnalités politiques et plus largement des partis?

Emmanuel Macron aux côtés de Jacques-Antoine Granjon, PDG de Vente-privee.com
Emmanuel Macron aux côtés de Jacques-Antoine Granjon, PDG de Vente-privee.com

Si la Loi Macron 2 baptisée NOE, pour "Nouvelle Opportunités Economiques" n’a pas vu le jour comme prévu initialement par son créateur, Emmanuel Macron est bel et bien l’homme politique perçu par les e-marchands comme étant le plus proche des questions digitales. C’est du moins l’un des résultats de l’enquête menée par la Fevad en partenariat avec LSA. Plébiscité par 83% des répondants, l'actuel ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique remporte en effet une majorité de suffrages. De là à penser qu’il a un discours qui porte auprès des e-commerçants français, il n’y a qu’un pas. Il faut dire que le ministre de l’Economie ne ménage pas ses efforts  :  l’un des derniers déplacements en date chez un e-marchand a été réalisé chez Vente-privee.com. Le leader des ventes événementielles en ligne inaugurait alors l’ouverture de ses nouveaux locaux, en Seine-Saint-Denis, juste après le retour du ministre d'une tournée américaine au CES de Las Vegas mais aussi auprès des start-up à San Francisco. "Vous avez transformé le métier de commerçant grâce au numérique (…) Et nous pouvons transformer les métiers de la France grâce à l’inventivité française", avait-il alors déclaré à cette occasion.

Emmanuel Macron très au-dessus de la mêlée
Que penser d’un tel résultat ? Emmanuel Macron serait-il parvenu à séduire les e-marchands français ? Si 83% des répondants estiment qu’il est l’homme politique le plus proche des questions digitales, cela ne signifie évidemment pas pour autant qu’ils abondent ou adhérent intégralement à ses prises de position. Quoi qu’il en soit, au regard des autres personnalités politiques citées dans l’étude, Emmanuel Macron est très au-dessus du lot. En effet, dans le classement des hommes ou des femmes politiques les plus proches des questions digitales, à la deuxième position, figure Alain Juppé, mais très loin derrière, n’est en effet plébiscité que par 7% des e-commerçants répondants. Viennent ensuite Nicolas Sarkozy (5%), Marine Le Pen (2%) ex-aequo avec Manuel Valls (2%), Cécile Duflot (1%). Quant à François Hollande, François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon ou encore Olivier Besancenot, ils arborent tous un zéro pointé. Mais là n’est pas tout. Interrogés sur le parti politique qui leur semblerait le plus à même de favoriser le développement du e-commerce en France, les e-marchands plébiscitent à une large majorité le parti de droite "Les Républicains" (64%). S’en suivent le Modem (14%), le PS (12%), le NPA (5%), le FN (4%), EELV (2%), le Parti communiste et le parti de Gauche n’ayant réussi à convaincre … personne (0%).  

La réforme du droit du travail très populaire parmi les e-commerçants
S’agissant des initiatives pouvant avoir un impact positif sur le développement de l’activité et de l’emploi dans le e-commerce, les e-marchands sont 69% à penser que la réforme du droit du travail pourrait être positive en ce sens. "L’e-commerce est un secteur économique qui montre un vrai dynamisme, mais qui pour autant, s’inscrit dans l’économie générale, note Marc Lolivier, délégué général de la Fevad. Les deux premières réformes les plus importantes pour les e-commerçants, sur le plan politique, rejoignent la vision des patrons de l’économie traditionnelle". En effet, juste après la réforme du travail, figure la réforme des 35h (56%). En revanche, la troisième réforme la plus importante pour l’e-commerce concerne directement la problématique d’internationalisation des sites, puisque c’est la création d’un guichet unique pour la TVA en Europe qui est ainsi citée (53%). "C’est en effet une vraie complexité notamment pour les plus petits sites de devoir effectuer des déclarations  de TVA auprès de 28 pays", assure Marc Lolivier. S’en suit l’harmonisation européenne des règles de protection des données (43%), loin devant les mesures prévues par le "choc de simplification" ou encore l’instauration de la neutralité du net dans la loi ou même l’ouverture des magasins le dimanche (27%).

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