Emmanuel Macron sur les deux fronts du budget et de la loi pour la croissance

|
Twitter Facebook Linkedin Google + Email Imprimer

LÉGISLATION - LOIS L’agenda d’Emmanuel Macron s’accélère, à la fois dans la préparation du budget –les CCI vont perdre un milliard d’euros ! - et via la loi sur la croissance, dont le texte devrait être connu sous peu. Concurrence dans les zones de chalandises, vente de médicaments sans ordonnance en grande surface, ouverture du dimanche devraient être au menu.

Emmanuel Macron prévoit dans sa loi une série "de petits dévérouillages"
Emmanuel Macron prévoit dans sa loi une série "de petits dévérouillages"

Les mesures d’économies, que les dirigeants d’entreprises réclament  de toutes parts, ont l’effet de l’arroseur arrosé pour ceux siègeant dans les Chambres de commerce et d’industrie, que Nicolas Sarkozy avait déjà contraint à se réformer  via une loi défendue par la députée Catherine Vautrin. Emmanuel Macron semble vouloir accélérer la mutation. L’Etat va en effet ponctionner 500 millions d’euros sur la trésorerie des CCI, et diminuer le montant de la taxe qui les finance, d’environ autant, soit 1 milliard d’euros au total. « Ce n’est rien d’autre qu’un assassinat », s'est plaint le président des CCI, André Marcon, lors d’une assemblée générale à laquelle assistait le ministre de l'Economie

Ce dernier n’est pas resté sans réaction. «La dépense qu’il faut réduire, elle est toujours chez l’autre. Cet effort est nécessaire parce que je vous dois la vérité, vos établissements ont touché durant plusieurs années des ressources fiscales excédant vos besoins ». Les CCI sont à la tête de nombreux ports, aéroports, et en pointe sur la taxe d’apprentissage. La menace, via une campagne de pub, de diminuer le nombre d’apprentis formés, a également valu une réponse cinglante du ministre : « ne me faites pas de chantage à l’apprentissage».  Les chambres d’agriculture, dont le budget est toutefois beaucoup moins élevé, vont également se voir amputées d’une centaine de millions d’euros, pour nourrir le fameux plan d’économie lancé par le gouvernement. Et encore, le président des chambres, Guy Vasseur, a réussi à éviter que la manne ne soit amputée de.. 150 millions d’euros.

Du côté de la loi pour la croissance, Emmanuel Macron a levé un tout petit coin du voile devant les députés de la Commission des affaires économiques, en contestant le chiffre lancé par son prédécesseur, Arnaud Montebourg. «On ne va pas résoudre les problèmes des Français en sacrifiant les notaires ou les pharmaciens. Il ne faut pas raconter d’histoires. Je ne vais pas dire qu’on rendra 6 milliards de pouvoir d’achat aux Français, ce n’est pas vrai, c’est une illusion. L’objectif est de créer de l’activité partout où c’est possible et donc c’est une série de petits déverrouillages sur plein de sujets».

Parmi ces déverouillages, l’ouverture du dimanche et les heures tardives – qui ne sont pas précisément de petits sujets – qui feront l’objet d’un chapitre, de même que l’urbanisme commercial – avec probablement un renforcement des pouvoirs de l’Autorité de la concurrence pour les zones de chalandise ou les contrats liens les enseignes à leurs magasins. Mais le gouvernement pourrait aussi étendre l’encadrement du remboursement du prix des lunettes par les mutuelles aux audioprothèses, et surtout permettre aux médicaments sans ordonnance d’être  vendus en grande surface, un combat de longue date des lobbies de consommateurs, de l’Autorité de la concurrence et des distributeurs. Des sujets sensibles. Décidément, Emmanuel Macron, entre la loi sur la croissance et celles pour les budgets, ne va pas manquer de faire face à des polémiques…Le texte n'est toutefois pas encore connu dans sa globalité.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Appels d’offres

Accéder à tous les appels d’offres

 
Suivre LSA Suivre LSA sur facebook Suivre LSA sur Linked In Suivre LSA sur twitter RSS LSA