Emmanuel Macron suscite la colère d'une association féministe sur le travail dominical

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La loi Macron sur l’activité et la croissance qui sera débattue à partir du 22 janvier à l’Assemblée nationale trouve de nouveaux opposants, ou plutôt nouvelles : le collectif les Effronté-e-s. Selon l'association féministe, le travail dominical ne se fera pas en faveur des femmes. 

Pour la plupart, les salariés sont volontaires pour travailler le dimanche. mais est-ce un vrai volontariat?
Pour la plupart, les salariés sont volontaires pour travailler le dimanche. mais est-ce un vrai volontariat?

Les femmes ne seront pas avantagées par l’ouverture des commerces le dimanche, qui doit être portée à douze par an, contre cinq aujourd’hui. Emmanuel Macron n’y avait peut-être pas pensé, le collectif des Effronté-e-s, qui est monté au créneau avant Noël sur les jouets sexistes, s’attaque cette fois au travail dominical. Dans un communiqué, ce mouvement féministe s'insurge contre l'extension du travail du dimanche dans un secteur - grande distribution et commerce - où "près de 80% des salariés sont des femmes": "caissières, vendeuses, parmi lesquelles des mères célibataires ayant la garde des enfants, pas scolarisés le dimanche, auxquels il faudra trouver un moyen de garde". "Elles seront les premières victimes de la loi!", souligne l'association de féministes et militants LGBT. "Selon Emmanuel Macron, seules les volontaires travailleront le dimanche ou jusqu'à minuit. Dans un contexte de chômage massif, les salariées acceptent tout", relève-t-elle encore. Ou la question du vrai ou faux volontariat, pointée du doigt depuis plusieurs mois par les syndicats.

"En rentrant du travail à minuit, les parents trouveront leurs enfants couchés. Est-ce cela un gouvernement qui se dit préoccupé par la famille, les loisirs, l'émancipation ?", interroge-t-elle. Rappelant que les femmes "subissent toujours 27% d'inégalités salariales", le mouvement affirme qu'il faut "lutter contre la fragmentation des horaires de travail, la précarisation des contrats, les abus du temps partiel imposé, dont les femmes sont toujours les premières victimes". Après Martine Aubry, qui s’est déjà insurgée contre le travail dominical dans une tribune publiée par Le Monde en décembre, Ségolène Royal sera-t-elle sensible à ces arguments ? 

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