En France, deux fois plus de femmes travaillent la nuit depuis vingt ans

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Sephora a cherché à assouplir les horaires de nuit, notamment dans son magasin des Champs-Elysées. En vain.
Sephora a cherché à assouplir les horaires de nuit, notamment dans son magasin des Champs-Elysées. En vain.

En l'espace de vingt ans, le nombre de salariés travaillant la nuit a augmenté d'un million, passant de 2,4 en 1991 à 3,5 en 2012. C'est le constat, guère réjouissant quand on connaît les conséquences sur la santé ou sur le vie privée de ce phénomène, dressé par une étude de la Dares, du ministère de l'Emploi. Plus d'un salarié sur sept travaillait la nuit en 2012 (15,4%), habituellement ou occasionnellement.

Fait notable, le nombre de femmes travaillant la nuit a doublé en vingt ans alors que dans le même temps, la proportion d'hommes ne progressait que de 25%. Toujours selon la Dares, travailler la nuit peut s'avérer dangereux, les salariés nocturnes ayant le sentiment qu'une erreur peut avoir de graves conséquences et qu'ils sont plus souvent confrontés à des personnes en détresse, à des tensions ou à des agressions. Autant d'inquiétudes qui font dire à presque la moitié de ces salariés (43% exactement contre 27% de l'ensemble des salariés) qu'ils ne tiendront pas jusqu'à la retraite. En France, le travail de nuit, encadré par le code du Travail, s'étend légalement de 21 heures à 6 heures du matin. Une réglementation que beaucoup de syndicats rappellent régulièrement aux employeurs via des procèdures qui ont amené le Conseil constitutionnel à trancher au printemps dernier.

2 commentaires

béa

22/08/2014 16h30 - béa

c'est problématique sur le plan de la santé , car la perturbation des rythmes du sommeil peut entrainer : de nombreux troubles somatiques (surtout digestifs et majoration du risque cardiovasculaire), psychologiques (stress, risque accru de pathologie dépressive, addictions à l’alcool ou aux drogues…). des problèmes psychosociaux et familiaux liés au mode de vie. et une survenue d’accidents accrue due à la somnolence et au manque de vigilance induit, lié à l’augmentation du temps de réaction aux aléas. source : La prévention des risques du travail posté en équipes et de nuit : http://www.officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/service-de-sante-au-travail-reglementations/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=151&dossid=271

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béa

22/08/2014 16h29 - béa

c'est problématique sur le plan de la santé , car la perturbation des rythmes du sommeil peut entrainer : de nombreux troubles somatiques (surtout digestifs et majoration du risque cardiovasculaire), psychologiques (stress, risque accru de pathologie dépressive, addictions à l’alcool ou aux drogues…). des problèmes psychosociaux et familiaux liés au mode de vie. et une survenue d’accidents accrue due à la somnolence et au manque de vigilance induit, lié à l’augmentation du temps de réaction aux aléas. source : La prévention des risques du travail posté en équipes et de nuit : http://www.officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/service-de-sante-au-travail-reglementations/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=151&dossid=271

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