Marchés

Encore du remue-ménage sur l’étiquetage nutritionnel

Avec le projet de loi de Marisol Touraine sur la Santé, qui devra être débattu à l’Assemblée le 31 mars, les débats autour de l’étiquetage nutritionnel vont bon train. Les enseignes de commerce et de la distribution, membres de la FCD, dévoilent aujourd’hui une information nutritionnelle commune.

Les enseignes membres de la FCD propose aujourd'hui un nouveau code pour l'information nutritionnelle
Les enseignes membres de la FCD propose aujourd'hui un nouveau code pour l'information nutritionnelle

La FCD se jette à son tour dans le débat fait rage autour du code pour une information nutritionnelle pertinente,  simple et lisible. Avec la loi Santé de Marisol Touraine, qui sera débattu à l’Assemble le 31 mars, un volet porte sur ce système, qui vise à lutter contre les excès de gras, de sucre et de sel. Mais la manière de matérialiser cette information reste complexe. Des tests ont été effectués sur le code couleur (rouge pour le plus mauvais et vert pour le mieux équilibré), du docteur Serge Hercberg ; et Carrefour a élaboré sur ses MDD une étiquette avec la fréquence de consommation des aliments. Mais les tensions entre industriels, distributeurs et associations de consommateurs sont palpables. Si l’UFC-Que-Choisir prône le code couleur, l’ANIA s’y oppose, mettant en avant une absence des fondamentaux comme la taille de la portion consommée, le moment, la fréquence et l’association avec différents aliments.

Un système commun pour la FCD

Ainsi, les enseignes de la distribution et du commerce membres de la FCD (Auchan, Carrefour, Casino, Cora, Monoprix, Franprix/Leader Price, Metro, Système U…) dévoilent aujourd’hui un système lisible et commun, qui s’approche de celui effectué auparavant  par Carrefour. Quatre pictogrammes avec une couleur et une fréquence seront alors apposés sur les produits (occasionnellement en violet, 1 ou 2 fois par semaine en orange, plusieurs fois par semaine en bleu et tous les jours en vert). Un comité scientifique attribue la fréquence à chaque produit en prenant en compte la composition nutritionnelle, la taille de la portion et le moment de consommation. Pour valider cette démarche, une étude a été réalisée, du 27 février au 13 mars 2015, par le Credoc auprès de 1 200 consommateurs. 85 % des sondés ont déclaré que cette approche était compréhensible et simple à utiliser au quotidien. Le système devrait être déployé d’ici la fin de l’année et un test est en cours sur plusieurs gammes de MDD. Mais on est encore loin de la clarification. Il faudrait alors que les différents acteurs se rencontrent et essayent de trouver une solution commune avec un code pertinent, qui puisse être validé par le Ministère et par l’Anses.

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