Entremont repart en conquête

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Trois ans après son rachat par la coopérative Sodiaal, Entremont s’est refait une santé. Le fabricant de fromages affiche un chiffre d’affaires 2014 de 870 millions d’euros et lance une nouvelle stratégie sur les produits AOP.

Entremont mise sur le grand export pour l'après-quota laitier
Entremont mise sur le grand export pour l'après-quota laitier©ENTREMONT

"Certains pensaient que nous étions en train de mourir en 2011, mais non !", ironise François Boudon, président d’Entremont. En effet, la marque de fromage rachetée par Sodiaal en 2011 est revenue, certes de loin, mais enregistre 4 ans plus tard, de belles performances : un chiffre d’affaires de 870 millions d’euros (+4,8 %) en 2014 et des ventes volumes en progression de 15,4 %. Car depuis son adossement à la 1ère coopérative laitière de France, Entremont s’est diversifié pour "couvrir tous les moments de consommation", indique le président. Par exemple, la marque qui s’est lancée sur les tranches il y a 3 ans est déjà numéro deux du marché et occupe la place de leader sur les râpés.

Des synergies entre marques

Et toujours grâce à Sodiaal, Entremont a profité de l’arrivée de nouvelles marques dans la coopérative, à l’instar des Fromageries de l’Occitane, pour se déployer. La marque s’ouvre à de nouveaux terroirs venus d’Auvergne et des Pyrénées, grâce aux synergies offertes par Sodiaal. Elle se lance en 2015 sur de nouvelles références en AOP et en compte aujourd’hui 17 sur 45. Et élargit son offre avec du Cantal AOP en tranches et portions, le brebis Ossau-Iraty et la Tomme des Pyrénées. Par ailleurs, la marque habillera ses packs avec un nouveau logo, inchangé depuis 2005.

Cap à l’international

Outre les innovations, Entremont travaille à l’après-quota et s’intéresse depuis plusieurs années à l’export. "A l’heure actuelle, l’export en Europe, hors France, représente 33 % de notre chiffre d’affaires et l’international 4 %", indique Christine Eysseric-Rocca, directrice marketing et R&D d’Entremont. Les trois cibles du groupe concernent les Etats-Unis, l’Asie et l’Afrique. "Nous réfléchissons à développer des produits spécifiques pour le grand export. Notre offre terroir ne peut pas se vendre partout car certains marchés internationaux ont des besoins et des attentes spécifiques", ajoute François Bondon. Un travail de R&D va devoir s’opérer.

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