Entretien avec Denis Lerouge, directeur de la communication et des études chez Interbev, association interprofessionnelle du détail et des viandes

|

La planche de salut des produits tripiers ? Savoir les cuisiner !

L220403101_1Z.jpg
L220403101_1Z.jpg© DR

LSA - Comment le marché des produits tripiers se porte-t-il ?

Denis Lerouge - Comme l'ensemble du marché des viandes en boucherie, les ventes baissent (- 3% depuis le 1er janvier 2011). On note des segments qualitatifs dynamiques, comme les produits tripiers de veau (part de marché valeur 48,5%). Le boeuf représente 44% des ventes, le porc 24% et l'agneau 7%. Les couples sans enfants sont nos principaux foyers acheteurs, malgré cela, des réticences persistent, car ce sont des produits avec une forte personnalité.

 

 

LSA - Quelles actions allez-vous mener pour développer ces produits?

D. L. - Ces aliments ont pénétré le marché, surtout dans la « bistronomie » [en GMS, ils représentent 4,6% des viandes en boucherie, NDLR]. Le nouveau défi à l'occasion de la 11e édition des produits tripiers en novembre, c'est d'apprendre aux Français comment cuisiner ces denrées. Avec cinq distributeurs (Auchan, Cora, Leclerc, Carrefour, Système U), nous avons lancé un partenariat pour faire gagner des cours de cuisine à l'Atelier des Chefs. Ces produits ont vraiment une carte à faire valoir : ils sont très accessibles en termes de prix (prix moyen d'achat 8,42 € le kilo, contre 9,85 € pour les viandes de boucherie), et possèdent de nombreuses valeurs nutritionnelles.

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Article extrait
du magazine N° 2204

Couverture magasine

Tous les jeudis, l'information de référence de la grande consommation Contactez la rédaction Abonnez-vous