Entretien avec Marc De Nale DG de Demain la Terre: "La santé, la qualité, le respect des hommes et de l’environnement sont nos priorités"

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INTERVIEWINTERVIEW Créée en 2004, l’association Demain la Terre regroupe désormais 11 entreprises et 120 producteurs français de fruits et légumes engagés dans une démarche de développement durable. Rencontre avec Marc De Nale, son directeur général.

Marc De Nale Directeur général de Demain la Terre
Marc De Nale Directeur général de Demain la Terre© © Demain la terre

LSA - Dans quel contexte votre association Demain la Terre a-t-elle vu le jour ?

Marc De Nale - À l’image d’un club, notre association est née en 2004 de la volonté des producteurs d’échanger sur les pratiques de développement durable. Au début des années 2000, cette notion restait encore balbutiante et était abordée essentiellement sous le prisme de l’environnement. Des démarches étaient bien engagées ici et là pour produire de façon écologique des fruits et légumes de qualité. Mais l’idée qui a conduit à la constitution de l’association était d’échanger, puis de pouvoir communiquer sur ces actions et de les valoriser auprès du grand public.

LSA - Quels sont les objectifs des producteurs engagés au sein de l’association ?

M. D. N. - Avec la promesse d’offrir des fruits et légumes plus sains et plus sûrs pour tous, les 120 producteurs engagés dans Demain la Terre poursuivent tous le même objectif : une production sans résidus de pesticides. Cet objectif est indissociable de la qualité des systèmes de production et du raisonnement des pratiques qui doivent conduire à une maîtrise de l’eau, des sols, de la biodiversité, de la gestion énergétique et des déchets. L’ancrage territorial de l’entreprise est également un volet important de cette démarche complète de RSE.

LSA - Mais sur quoi repose cet engagement et de quelle façon est-il mesurable ?

M. D. N. - Après la constitution de l’association, les membres engagés ont travaillé à la rédaction d’un cahier des charges qui a été finalisé en 2010 après trois années de recherche, de test et de développement. Cette charte, contrôlée par un organisme indépendant, comprend huit thématiques autour d’une cinquantaine de critères précis, objectifs et mesurables. L’accent est mis sur trois priorités : la santé, la qualité et le respect des hommes et de l’environnement. Il existe trois niveaux de performance pour chaque critère qui permettent aux producteurs de s’inscrire dans une démarche de progrès continu. Le cahier des charges est strict avec des seuils de non-conformité en dessous desquels une production est écartée. Ce document est mieux-disant que la réglementation et a donc un caractère évolutif. Les premiers produits ont été certifiés en 2011.

LSA - Comment ces efforts sont-ils valorisés auprès du grand public ?

M. D. N. - Pratiquement tous les produits travaillés sont emballés. Nous avons donc développé une communication sur l’emballage et mis au point un logo. Mais la part grandissante des MDD et du vrac rend compliquée, voire impossible, une communication auprès du grand public. Les distributeurs commencent à bien connaître notre démarche. Mais pour que les producteurs aient un meilleur accès au marché, ils doivent continuer de valoriser leurs efforts auprès des clients. Pour la première fois, en 2017, Demain la Terre était présente au Salon international de l’agriculture de Paris avec un stand permettant d’aller à la rencontre du grand public et des consommateurs.

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Article extrait
du magazine N° 2472

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