Entretien avec Raphaëlle Sabran-Egasse, DG de LaScad

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INTERVIEWINTERVIEW Arrivée fin août comme directrice générale, Raphaëlle Sabran-Egasse a confié en exclusivité pour LSA sa vision du marché français et ses ambitions pour la filiale de L’Oréal.

Raphaëlle Sabran-Egasse

LSA - Outre votre récente nomination, quels sont les autres changements au sein de LaScad ?

Raphaëlle Sabran-Egasse - C’est une équipe renouvelée qui vient d’arriver à la tête de LaScad. Marc Baland a rejoint l’affaire en juillet, en tant que directeur marketing, et fin août, Marie-Laure Lesavre a pris le poste de directrice du commerce. Contrairement à Marc et moi (qui avons fait la grande majorité de notre carrière au sein du groupe L’Oréal), Marie-Laure vient de chez Danone. Elle nous apporte une autre vision de la grande consommation.

LSA - Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?

R. S-E. - J’ai commencé il y a quinze ans au sein de la structure internationale de Garnier. En 2009, je suis devenue directrice d’axe pour les marques de coiffeurs, la maison Dop et les parfums chez LaScad. J’ai ensuite été directrice marketing de L’Oréal Paris France pendant trois ans et demi. En septembre 2014, j’ai déménagé à Amsterdam pour prendre la direction générale de la division produits grand public aux Pays-Bas.

LSA - Après ces deux dernières années passées à l’étranger, quel regard portez-vous sur le marché français ?

R. S-E. - L’engrenage guerre des prix/guerre des promotions que nous subissons en France est contreproductif. Il faut impérativement recréer de la valeur avec nos distributeurs. C’est ensemble que nous ferons progresser nos catégories.

LSA - Quels sont les atouts de LaScad pour retrouver de la croissance ?

R. S-E. - Mixa, Dop, Cadum ou Ushuaïa ; nous avons la chance d’avoir des marques qui ont une histoire très riche et auxquelles les Français sont attachés. Nous avons une forte capacité à innover, comme l’ont prouvé les déodorants Mixa Sensitive Confort cette année. Nous sommes leaders sur de nombreuses catégories telles que les déodorants avec Narta ou les parfums avec Eau jeune. En tant que numéro un, notre rôle est d’aller toujours plus loin, en offrant des produits sans cesse nouveaux et meilleurs.

LSA - Quelles sont justement les dernières innovations ?

R. S-E. - J’ai la chance de prendre les commandes à un moment où l’actualité est riche. D’abord, nous lançons nos premiers Body Spray Puma, licence que nous avons acquise il y a un an. Au sein du groupe, c’est LaScad qui a la plus forte expertise du marché des déodorants. C’est pourquoi nous pilotons ce lancement. En parallèle, nous relançons Jean Louis David en destinant la marque aux jeunes filles (15-25 ans), grâce à des produits répondant à leurs attentes, des promesses claires et des prix adaptés à leur budget. Pour communiquer, nous mettons en place une communication 100 % digitale.

LSA - Le digital est-il un axe prioritaire pour LaScad ?

R. S-E. - Mon ambition est d’accélérer la transformation digitale de LaScad, en insufflant des méthodes de travail inspirées des entreprises du numérique. Ce sont souvent des laboratoires qui fourmillent d’idées. Avec un esprit collaboratif, porteur et valorisant pour tous.

Le chiffre

  • 25 : le nombre de marques de LaScad dont Mixa, Narta, Dop ou Jacques Dessange.

Le produit

LaScad lance ses premiers Body Spray Puma, licence rachetée il y a un an à P & G.

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Article extrait
du magazine N° 2431

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