Épicerie salée : Plaisirs raisonnés

Épicerie salée : Plaisirs raisonnés

13,2 Mrds €

Les ventes de l’épicerie salée en France en 2013, tous circuits, à + 1,4 % vs 2012

Source : Iri

Petite montée sans excès ! L’épicerie salée, univers très hétérogène, avec des aliments pour les bébés, les animaux, les adultes, et pour tous les temps de consommation, affiche des performances quasi identiques (+ 1,4% en valeur, à 13,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires) à celles du total des PGC (+ 1,7% également), dont elle constitue un bon indicateur. Comme le contexte n’est pas folichon, les Français restent raisonnables dans leur consommation et ne desserrent pas trop les cordons de la bourse. Du coup, ils cherchent à se faire des petits plaisirs là où ça ne fait pas de mal.

Les tops

chips

  • + 9,3%à 335,6 M €

Conserves de sardines

  • + 8,5%à 142 M €

aliments pour chats

  • + 7,3%,à 455,8 M €

Typiquement, l’envolée des produits apéritifs, l’un des univers les plus bataillés et les plus dynamiques, en valeur comme en volume, confirme que les Français sortent moins, mais reçoivent plus et se lâchent sur les cacahuètes et autres chips. « Globalement, les produits valorisés se portent bien, et les marques de distributeurs en font les frais, souligne Romain Rouget, directeur d’unité chez Iri France. C’est une première depuis quinze ans ! Elles sont en retrait de 0,2% dans l’épicerie salée. Un résultat lié aussi aux stratégies d’enseignes, qui les soutiennent moins en promotion. »

Les flops

plats appertisés à base de pâtes

  • - 15,3%,à 88,8 M €

salades en conserve, produits de la mer

  • - 10,4%,à 34 M €

aliments pour bébé

  • - 8,1%,à 460,1 M €

Dans le petfood, premier segment de la catégorie, ce sont les snacks, autrement dit les formats les plus sophistiqués, qui réussissent.Une évolution associée, là encore, à la recherche de plaisir chez soi, avec une transposition de cette tendance chez les animaux. Si les Français cherchent des produits plus festifs pour l’apéro, ils sont aussi enclins à cuisiner davantage chez eux et privilégient les produits frais et meilleurs en goût. Résultat : les sauces ou les assaisonnements en profitent et prennent du poids en mettant en avant une image… plus saine et naturelle. À l’inverse, les aliments infantiles mordent la poussière, délaissés par les parents au profit de plats faits maison. Tout comme les conserves et les plats cuisinés, qui restent pénalisés par la crise du horsegate et qui souffrent d’un sérieux manque d’innovations. Seule la conserve de poisson maintient la tête hors de l’eau, mais cela est dû à un phénomène de valorisation induit par la hausse du cours du thon et de la sardine. Pas vraiment de quoi faire des vagues !

 

 

Les tendances

  • Un retour à la maison qui profite aux univers plaisir : produits apéritifs, snacks pour chats, conserves de légumes élaborées ou céréales d’accompagnement.
  • La préférence donnée aux marques nationales.
  • La mise en avant de la « naturalité » et de la qualité.
  • La valorisation de certains produits, comme les pistaches ou les conserves de poissons, liée à la hausse des cours.

Les couleurs pastel arrivent dans le salé. C’est le choix qu’a fait la marque bretonne La Paimpolaise-Conserverie pour sa gamme de tapas.

Laurence Béthines, directrice innovation et tendances de l’agence Team Créatif

Avec l’opération “ Faites un trait sur l’ordinaire ”, nous avons créé un jeu vidéo pour Kinect qui présente les différentes huiles végétales, encore méconnues en France.

Céline Le Guillou, ingénieur alimentation humaine à l’Onidol

 

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Article extrait
du magazine N° 2311

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