Etats généraux de l’alimentation : les agriculteurs attendent Emmanuel Macron à Rungis

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Alors que le premier chantier des Etats généraux est achevé et que doivent s’ouvrir les négociations commerciales, Emmanuel Macron doit dévoiler ce mercredi 11 octobre à 17h à Rungis les premières mesures en faveur des agriculteurs. Un discours très attendu.

Manifestation des agriculteurs à Paris septembre 2015
Manifestation des agriculteurs à Paris septembre 2015© LAETITIA DUARTE

Absent lors du lancement des Etats généraux de l’alimentation le 20 juillet 2017, Emmanuel Macron avait promis qu’il prendrait la parole à la fin du premier chantier censé redessiner les relations commerciales  entre producteurs, transformateurs et distributeurs et fixer un nouveau cap à l’agriculture. Pour trouver des solutions, 7 ateliers ont été mis en place et les réunions se sont enchaînées depuis le 28 août. Alors que ce premier chantier s’est achevé en fin de semaine dernière et que les négociations commerciales sont sur le point de s’ouvrir, la prise de parole d’Emmanuel Macron est évidemment très attendue. Et comme pour faire entendre leur voix jusqu’au bout, les agriculteurs représentés par la FNSEA sont justement allés à la rencontre du public ce mercredi 11 octobre place de la République à Paris.

une nouvelle philosophie des relations commerciales

Mais que peuvent-ils attendre de ces premières déclarations ? Selon l’Elysée, « la construction des prix doit désormais se faire de l’amont vers l’aval ».  Autrement dit, cela serait au producteur de fixer son prix en début de chaine, en fonction de son coût de revient et aux transformateurs et aux distributeurs d’appliquer leur marge. « Il s’agit d’une nouvelle philosophie » dans les négociations commerciales qui doit permettre de changer la donne et de sortir de la guerre des prix bas », assure l’Elysée.

Priorité à l'organisation

Encore faut-il que les producteurs soient suffisamment organisés et également formés au droit de la concurrence, alors que « certains restent tétanisés par le risque d’entente commerciale », reconnait l’Elysée. A cet égard, les filières interprofessionnelles pourraient jouer un rôle en fixant des objectifs et des engagements en matière de qualité, de production bio. "

Pas d'ordonnances dans l'immédiat

La montée en puissance de la contractualisation mais aussi une plus grande transparence de la part de la coopération agricole dans le but de mieux redistribuer leurs marges aux agriculteurs sociétaires devraient être mises sur la table par Emmanuel Macron.

Des déclarations du Président de la République, il ne devrait pas être question ce mercredi 11 octobre, de recours aux ordonnances modifiant la loi de modernisation de l’économie (LME). Réclamés par la FNSEA et Coop de France, le rehaussement du seuil de revente à perte (SRP) et l’encadrement des promotions  est un sujet qui doit encore être discuté d'ici au mois de décembre et conditionné à l'engagement des filières sur des objectifs chiffrés en terme de qualité pour les cinq prochaines années.

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