Etiquette environnementale, mode d’emploi

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DossierLe ministère de l’Ecologie et du Développement durable répond aux questions de LSA

Combien d’entreprises participeront à l’expérimentation de l’étiquette environnementale dès le 1er juillet ?

Une centaine d’entreprises sera prête dès le 1er juillet 2011 : bien entendu, les entreprises qui ont choisi d’imprimer l’information sur leurs emballages ou encore celles qui travaillent par saison (catalogue automne-hiver) ou celles qui attendent la fin des soldes d’été pour réaménager leurs magasins ne diffuseront l’information environnementale que d’ici quelques semaines, mais, en tout état de cause avant le 1er décembre 2011, date butoir fixée dans le cahier des charges de l’expérimentation.

 

Quels référentiels produits Afnor sont actuellement finalisés ?

Alors qu’il n’y avait qu’un référentiel fin 2010 adopté par la plate-forme AFNOR-ADEME, 9 sont aujourd’hui adoptés : Chaussures de ville, Meubles en bois, Sac à dos, Sièges rembourrés, Shampooing, Papier toilette, Téléviseurs, Raquettes, Literie.

 

Les distributeurs semblent plus avancés que les industriels. Combien de magasins devraient participer à l'expérimentation ?


Non, nous avons tous les cas de figure : certains industriels, comme certains distributeurs, font office de pionniers, d’autres, industriels ou distributeurs, sont plus attentistes. La particularité des distributeurs est qu’ils se lancent généralement sur un plus grand nombre de références. Dans la majorité des cas des distributeurs généralistes, l’affichage sera dématérialisé via notamment un flash-code : tous leurs magasins sont donc potentiellement concernés. Quant aux distributeurs spécialisés ou certains généralistes, ceux qui s’engagent sur une information non dématérialisée (affichage en rayon) le font sur quelques magasins tests. Dès le premier 1er juillet, l’internaute pourra trouver sur le site du ministère www.developpement-durable.gouv.fr/experimentation-affichage une fiche par opération qui décrira précisément où trouver l’information et, le cas échéant, l’adresse des magasins concernés. Ces fiches seront actualisées tout au long de l’expérimentation.

 

Certains secteurs comme l'électroménager ou l'électronique sont peu présents voire complètement absents de l'expérimentation. Pourquoi ?

Aucun secteur ne nous semble « complètement absents » : toutefois, force est de constater que pour les produits électroménagers ou électroniques, se sont les distributeurs ou les opérateurs qui ont tout d’abord pris les devants (Conforama, Boulanger, 3 Suisses, SFR, Orange….) et mènent les opérations en y associant les industriels concernés.

 

Une tendance se dégage-t-elle en termes de critères mis en avant sur l'étiquette (outre le CO2) ?

Outre le contenu en équivalent CO2, commun à tous, les critères sont spécifiques aux catégories de produits, les problématiques environnementales d’une lessive n’étant pas les mêmes que celle d’un réfrigérateur. Toutefois, on retrouve assez fréquemment des indicateurs de pollution de l’air ou de l’eau ainsi que des indicateurs relatifs à l’épuisement des ressources. Une problématique reste particulièrement difficile à approcher : l’impact sur la biodiversité. C’est pourquoi le ministère vient de lancer une étude spécifique à la mesure de cet impact.

 

Les opérateurs privilégieront-ils l’information sur l’étiquette physique ou sur internet ?


Environ la moitié se limite à Internet (dont des applications de type flash code), tandis que l’autre moitié conjugue à Internet des supports matérialisés (produits, emballages, catalogues, informations sur les lieux de vente, facture…).

 

Sur quelles bases repose l’évaluation environnementale des produits ?


Au niveau méthodologique, les lignes directrices de l’évaluation environnementale sont communes à tous (Référentiel de bonnes pratiques AFNOR BP X30-323) : après, leurs applications précises, durant la phase d’expérimentation, peuvent variées notamment en ce qui concerne l’équilibre entre données génériques issues de bases de données et données spécifiques à l’entreprise et le degré de plus ou moins prononcé de différenciation entre deux produits d’une même catégories.

 

Le délai prévu d'un an d'expérimentation à partir du 1er juillet est-il confirmé ?


Nous partons effectivement sur une durée d’un an, sachant que la loi nous indique « une expérimentation est menée, pour une durée minimale d’une année, afin d’informer progressivement le consommateur… ».

 

Comment l'évaluation sera-t-elle menée auprès des consommateurs (méthode, étapes...) ?


Outre l’évaluation unitaire de chaque opération, conduite par les entreprises, le ministère mènera une évaluation globale en y associant les différents acteurs concernés, via notamment le Comité national du développement durable et du Grenelle Environnement et en collaboration avec la DGCCRF et les autres ministères impliqués. Des points réguliers seront également fait devant le Conseil national de la consommation.
L’évaluation pourra notamment aborder, en fonction des spécificités des différentes opérations :
- accessibilité des données et/ou des modes opératoires (calculs des indicateurs)
- gestion de la traçabilité des informations, des éléments de confidentialité, …
- évaluation des coûts et bénéfices de l’opération
- appropriation/compréhension de la démarche par les acteurs de l’entité ou par d’autres parties concernées (si oui préciser lesquels : ONG, fournisseurs, clients, syndicats…) ?
- perception par le marché : retours des consommateurs et/ou des acteurs de l’entreprise en contact avec les clients (vente, marketing…), analyse quanti ou quali, évolution de l’image de marque ou d’entreprise…
- …
Des associations de défense des consommateurs ainsi que de protection de l’environnement pourront être associées plus étroitement à cette évaluation, notamment via des enquêtes ou des panels. Le site du ministère offrira également un espace pour les consommateurs souhaitant réagir en direct.

Source : LSA
 

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