Eugene Perma a revu toute sa logistique et entre dans un pôle de mutualisation

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L'entreprise de taille intermédiaire, Eugene Perma, a revu toute sa logistique en nouant un partenariat avec la société FM logistique.

Les métiers changent. Il y a quatre ans de cela, afin de s’adapter aux nouvelles demandes de la distribution, notamment la réduction des stocks, Eugene Perma a dû modifier son approche de la logistique. Externalisée depuis le début des années 2000, l’entreprise familiale avait toujours gardé le même sous-traitant.

Mais le nouvel appel d’offre possédait notamment une clause importante : pouvoir mettre en place la mutualisation des flux logistiques : le partage de plusieurs marques dans le même camion. « Une initiative qui demande un véritable engagement hiérarchique », explique Didier Martin, le PDG de l’ETI au chiffre d’affaires de 100 millions d’euros. Ce système est encore peu courant pour les PME. Mais en 2013, c’est désormais chose faite.

Depuis 2011, Eugene Perma a noué un partenariat avec FM Logistic. Les deux entreprises planchent depuis deux ans sur leur organisation mutuelle. Et donc, avec son million d’euros de chiffre d’affaires, l’ETI spécialisée dans les cosmétiques capillaires partagera désormais ses camions avec ses concurrents.  Elle intègre le pôle mutualisé de trois grands des cosmétiques : GSK, Colgate-Palmolive et Henkel. Tous trois ont aussi fait appel à FM Logistic, dont le chiffre d’affaires dépasse les 807 millions d’euros à travers le monde.

Désormais l’intégralité des références Eugene Perma – 40 000 palettes par an – produites dans l’usine de Reims transite à Château Thierry. Et les références destinées à la grande distribution avoisineront des produits concurrents dans les semi-remorques.

La mutualisation des flux logistiques permet de réduire la quantité livrée par livraisons tout en les multipliant. Ainsi, elles sont moins espacées et le taux de rupture diminue. « Avec ce système, nous avons amélioré de deux à trois points notre taux de rupture », avance Didier Martin. Cependant, la mutualisation, si elle fait plaisir au distributeur, ne constitue pas un élément de négociation à proprement parler. Elle permet juste de ne plus lui poser de problèmes. Et c’est déjà beaucoup…

Le distributeur fait moins de stocks. Il peut gagner jusqu’à 25% de stocks courant en moins. Mais la mutualisation n’est pas à la portée de toutes les entreprises. « Il demande aux industriels d’être extrêmement rigoureux sur ses livraisons au centre logistique », prévient Jean-Christophe Machet, PDG de FM Logistic. Ils doivent faire leur preuve. Les livraisons des autres voisins dépendent d’eux. Sur 75 industriels présent sur la plate-forme, 20 ont intégrés un pôle de mutualisation des flux.

Au total, FM Logistic a mis à disposition 10 000 mètres carrés sur les 2,4 millions que la société détient en France. Et 40 personnes travaillent à la manutention des produits. Manutention ? Car Eugene Perma est aussi présent sur le circuit professionnel. Et celui-ci demande de mettre en place du picking. Justement ce que ne proposait pas FM Logistic. « Et dans le partenariat que nous avons conclu, nous avons apporté notre savoir-faire dans ce domaine à l’entreprise de logistique », raconte Didier Martin. Ainsi FM peut proposer ce service à d’autres clients. Avec cette nouvelle compétence, l’entreprise a déjà gagné un nouveau client : l’Occitane.

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