Euréka appelle les droguistes traditionnels à le rejoindre

Le groupe Pénicaut veut relancer l'enseigne régionale d'équipement de la maison Euréka ma Maison. Unique en France, ce concept de droguerie pourrait même ouvrir à l'étranger.

Les animateurs de l'enseigne Euréka ma Droguerie, devenue récemment Euréka ma Maison, sont conscients des difficultés à ramener des indépendants dans leur giron mais restent convaincus de la pertinence de leur stratégie. Avec une petite vingtaine d'adhérents, le concept a été lancé à l'origine par la Droguerie bordelaise avant d'être absorbé par le grossiste en droguerie et quincaillerie SPE Désamais distribution, à Moulin, intégré l'été dernier au groupe Pénicaut, qui peine encore à multiplier les adhésions mais veut relancer l'enseigne.

Roland Thanner, chargé du dossier chez le grossiste auvergnat, note : « Après le dépôt de bilan et la reprise de Désamais, nous avons dû travailler pour retrouver un taux de service à nos adhérents proche de 95 %. Les gens attendent de nous voir repartir » Reste que, pour Jean Pénicaut, nouveau dirigeant de la SPE Désamais distribution, le déve-loppement de l'enseigne de petits magasins apparaît comme une évidence : « Nous sommes au-jourd'hui pratiquement les seuls en France à proposer un tel concept. »

Avec, comme rayons majeurs, le bricolage, la droguerie, la quincaillerie, le ménage, les cadeaux et la décoration, le concept a été affiné et rajeuni pour prendre en compte la totalité des besoins en équipements de la maison. L'élargissement du référencement a été accompagné d'une politique d'approvisionnement de produits de grande consommation estampillés Euréka et garantis par une charte de qualité. Les adhérents s'engagent à s'approvisionner chez Désamais pour 70 % de leurs besoins dans les références communes. « Par ailleurs, souligne Roland Thanner, nous mettons en place un site internet, pour développer le e-commerce de nos adhérents. »

Des ambitions européennes

Le grossiste compte sur sa propre dynamique, avec un résultat bénéficiaire et un chiffre d'affaires de 157 millions de francs (23,9 millions d'euros), pour développer son réseau en France, mais également à l'étranger. Et plus particulièrement en Espagne où il a été séduit par la réussite du groupe allemand Schlecker. Celui-ci décline des magasins mixtes (alimentation et bazar) en France, en Belgique et en Suisse où Désamais s'oriente vers la franchise.

Au-delà de ses ambitions européennes, Euréka ma Maison apparaît cependant encore bridée par le manque d'engagement financier des banquiers. Une droguerie qui rejoint Euréka doit investir en moyenne 250 000 F (38 000 EUR). C'est pourquoi Désamais tente de mettre sur pied un plan de financement. « Il faut que les banques comprennent qu'il y a des consommateurs, du chiffre d'affaires et des besoins », martèle Roland Thanner. Le grossiste auvergnat dispose d'un fichier de 3 500 adhérents potentiels. Un vivier dans lequel 100 magasins ont été présélectionnés. Objectif annoncé : 65 points de vente Euréka ma Maison en France d'ici à fin 2001.
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Article extrait
du magazine N° 1692

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