Marchés

Euro 2016 : le non-alimentaire aux premières loges, l’alimentaire au second rang

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Les ballons de foot (ici, l’officiel) devraient voir leurs ventes croître de 10%. Les chips et les bières devraient aussi bénéficier de cet Euro.
Les ballons de foot (ici, l’officiel) devraient voir leurs ventes croître de 10%. Les chips et les bières devraient aussi bénéficier de cet Euro.

Si l’effet de l’Euro 2016 sur le secteur du sport au global reste difficile à appréhender, les experts commencent à faire leurs prévisions. Contrairement à 2012, en Ukraine, le fait que le pays hôte soit la France amplifiera forcément l’impact de la compétition sur le rayon football. D’après NPD, les maillots devraient le plus en profiter. « Nous tablons sur une hausse des ventes de maillots et shorts, les kits, de l’ordre de 20% », précise Renaud Vaschalde, expert chargé du sport chez NPD. Soit un chiffre d’affaires de l’ordre de 126 M€ au lieu de 105 M€ en 2015, et un volume global de 3 millions de maillots.

Le ballon également devrait gagner 10% de croissance, à 43 M€ en 2016. Les chaussures sont aussi de la partie, même si ce n’est pas un marché très sensible à l’événement. Au total, le marché football devrait progresser de 7%. Reste les équipements plus coûteux. L’Euro devrait avoir un effet sur les téléviseurs haut de gamme. « Le foot, ça fonctionne à tous les coups en termes d’accélération des achats avant et pendant l’événement », assure Stéphane Curtelin, directeur marketing de LG Electronics France.

Vérités intangibles

Côté alimentaire, l’exercice des prévisions s’avère délicat, tant la réussite de l’événement sur le plan commercial dépend de variables encore inconnues. « On attend souvent beaucoup des grands événements sportifs et on est déçu, explique Jacques Dupré, directeur insights chez Iri. Deux facteurs vont jouer: la météo et les performances de l’Équipe de France. » Et de poursuivre: « La base de comparaison sera anormalement élevée, compte tenu du temps merveilleux qu’il faisait l’année dernière. » Il risque d’être difficile de distinguer l’effet foot de l’effet météo.

En attendant, certaines vérités restent intangibles. Ainsi, selon Nielsen, qui a ausculté les compétitions de 2006 et de 2010, les fans de foot consomment 30% de bières de plus que la moyenne française, 23% de plus de softs et 15% de plus de chips. Kronenbourg a d’ores et déjà annoncé vouloir doubler ses ventes de Tourtel Twist.

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