Évaluation des quatre systèmes d’étiquetage nutritionnel : la méthode

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C'est parti. Dès le 26 septembre 2016, 60 supermarchés situés dans 4 régions de France (Ile-de-France, Hauts de France, Normandie et Auvergne- Rhône-Alpes) participeront pendant dix semaines à l’évaluation comparative de systèmes d’étiquetage nutritionnel simplifié.  

Plus de 1200 références de produits seront étiquetées.
Plus de 1200 références de produits seront étiquetées.© DR
 
Du 26 septembre au décembre 2016,  60 supermarchés situés dans 4 régions de France testeront le fameux étiquetage nutritionnel. Quatre systèmes graphiques seront testés dans différents rayons de produits (traiteur frais, viennoiserie industrielle, pains et pâtisserie industriels, plats cuisinés en conserve) :
 
 
Deux systèmes synthétiques :
  • Nutri-Score : système à cinq couleurs répartissant les produits en cinq catégories, élaborées sur la base d’un score caractérisant la qualité nutritionnelle du produit, à partir des teneurs en nutriments majeurs.
  • Le repère alimentaire « Sens » : système à quatre couleurs comportant une indication sur la fréquence de consommation recommandée, construit à partir d’une classification réalisée sur la base de la teneur du produit en nutriments majeurs.
 
Deux systèmes analytiques :
  • Nutri Repère : système améliorant un dispositif déjà utilisé, les repères nutritionnels journaliers, visualisant la contribution en pourcentage et valeur absolue d’une portion d’aliment aux apports nutritionnels de référence en énergie, matières grasses, acides gras saturés, sucres et sel ;
  • Nutri couleurs : système mis en oeuvre au Royaume-Uni depuis plusieurs années («Traffic Lights»), fondé sur une échelle à trois couleurs fournissant la contribution en pourcentage et valeur absolue d’une portion d’aliment aux apports nutritionnels de référence en énergie, sucre, sel, matières grasses et acides gras saturés.

Ces systèmes vont être en compétition, pendant 10 semaines d’étude en conditions réelles, dans 60 magasins (dont 20 témoins ) tirés au sort par le Comité scientifique, en veillant à ce que 50% d’entre eux soient situés dans des zones à forte présence de personnes à faible revenus.
 
4 régions retenues:
  • Ile de France (Grande Couronne)
  • Hauts de France (Nord Pas de Calais +Picardie)
  • Haute Normandie
  • Rhônes Alpes (Ain, Loire, Rhône)
 
4 rayons concernés conformément au protocole établi par le comité scientifique :
  • Traiteur frais
  • Viennoiserie industrielle,
  • Pain et pâtisseries industrielles,
  • Plats cuisinés en conserve,

Soit plus de 1200 références de produits au total qui seront étiquetées,

Au bout des 10 semaines, on estime à plus 2 millions le nombre d’étiquettes qui auront été stickées par les chargés d’étiquetage en magasin.

Des outils d’informations dans tous les magasins tests seront disponibles avec en particulier une brochure, validée par le comité scientifique. Le but étant d'expliquer brièvement l’objectif de l’expérimentation, et le fonctionnement du système graphique testé dans leur magasin.

Tout ce travail au quotidien sera rendu possible sur le terrain par l’implication :

- des directeurs de magasins mais aussi des 65 chargés d’étiquetage et de toutes les équipes qui encadrent l’étude.

Tous sont formés, selon des cahiers des charges très précis

- de ceux qui effectueront des vérifications et des contrôles tout au long de l’étude et plusieurs fois par semaine :

                20 diététiciens,

                6 auditeurs

               Les services de la DGCCRF des régions concernées,

Des analyses en continu :

Pendant et tout au long de cette expérimentation, des enquêtes qualitatives, menées par le CREDOC et quantitatives seront menées dans les magasins et auprès des consommateurs. En parallèle, un travail d’analyse de l’évolution des ventes (rotation des produits dans les rayons, comparaison des caddies d’après les tickets de caisse …) sera réalisé sur les données communiquées par les enseignes.

Ce dispositif sans précédent permettra de présenter des conclusions au comité de pilotage, afin que le gouvernement puisse recommander le système graphique le plus impactant aux opérateurs économiques. Les résultats de l'évaluation sont attendus en décembre 2016. Un seul système d'information nutritionnelle sera ainsi recommandé par les pouvoirs publics, après avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Ainsi que l’impose la réglementation européenne, son application sera facultative et reposera sur le volontariat des entreprises de l’agroalimentaire et des distributeurs. Sa mise en oeuvre sur les emballages débutera au cours du premier semestre 2017.

 
 
 
Rappel de l’enjeu européen :
  • Le 25 octobre 2011, le règlement européen sur l’information du consommateur (INCO) établit toutes les informations obligatoires et volontaires sur l’étiquetage des denrées alimentaires.
  • Le 13 décembre 2014, le règlement est mis en application et la déclaration nutritionnelle est volontaire.
  • Le 13 décembre 2016, la déclaration nutritionnelle devient obligatoire sur tous les aliments pré-emballés. Il est donné la possibilité d’associer à cet étiquetage INCO une information complémentaire et volontaire en face avant des emballages

 

2 commentaires

Alex

01/10/2016 09h10 - Alex

Peut on avoir accès à la liste des magasins concernés?

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Quemere

26/09/2016 17h30 - Quemere

Les système comparé sont mis en place par ce qui n en veulent pas L émission d Élise Lucet sur le sujet était très bien documenté et ça m étonnerai fort que ce soit le système 5 couleur qui soit retenu

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