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Évelyne Friedel, avocate au cabinet Taylor Wessing « Un plan de l'UE sur les perturbateurs endocriniens avant 2014 »

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LSA - L'UFC-Que Choisir a publié une étude sur les perturbateurs endocriniens dans laquelle elle pointe du doigt certaines marques. Que doit-on en penser ?

Évelyne Friedel - La question est de savoir si la loi, telle qu'elle existe aujourd'hui, est violée par les industriels. Cela ne semble pas être le cas. Pour le triclosan, présent dans le dentifrice Colgate, par exemple, l'UFC indique qu'elle considère la concentration trop élevée. Or, celle-ci semble conforme à la réglementation très précise en la matière et correspond aussi à l'avis publié par le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs (CSSC) [0,3% pour la plupart des cosmétiques, sauf 0,2% pour les bains de bouche, NDLR].

 

LSA - L'étude de l'UFC n'est donc qu'une opinion ?

E. F. - Ce n'est pas pour autant qu'elle n'est pas pertinente. La mise en garde sur l'effet cocktail, s'il est pris en compte par la Commission européenne lors des études, a son importance. L'UE révise cette année son plan stratégique sur les perturbateurs endocriniens. Le Parlement européen a déjà émis ses inquiétudes sur ce sujet et demandé à la Commission de favoriser les recherches et l'information du public. Au niveau européen, le lobbying est PLUS ouvert et transparent. Chacune des parties prenantes peut participer au débat. Chaque protagoniste que consulte la Commission voit son avis publié.

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