Marchés

Éviter les « bugs » de lecture de code-barres en caisse

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Si le taux de lecture de code-barres sur les produits tutoie l'excellence, le constat est moins vrai dans le frais et les fruits et légumes, où les « bugs » font perdre du temps précieux à l'hôtesse ou font renoncer le client à son achat.

76%

des produits dont le code-barres est illisible appartiennent à l'alimentaire

Source : étude 2013 GS1 France-Iri

Le code-barres a, entre autres utilités, celle de simplifier le passage en caisse. Il suffit à l'hôtesse de le scanner pour que l'achat soit enregistré, le compte fidélité crédité, les données client enregistrées... Une procédure tellement simple qu'elle a permis l'essor de nouveaux modes d'achat, comme le self-scanning (le client scanne ses articles au fur et à mesure en magasin, et règle ses achats à une caisse dédiée) et le self-checkout (le client scanne puis paie ses achats sur un automate).

GS1, l'organisme mondial de standardisation, qui délivre les spécifications garantissant une utilisation universelle du code-barres, mesure régulièrement l'évolution du taux de lecture du code, afin d'identifier les éventuels problèmes sur lesquels la lecture peut buter.

 

Le matériel de lecture s'est amélioré

 

Les études successives montrent que le taux de lecture affiche des performances frisant l'excellence, avec plus de 99,5% en 2012, selon la dernière étude GS1 France-Iri, qui a observé plus de 6 400 chariots clients en hypers et supermarchés, vingt jours durant. Ces chiffres traduisent une évolution très positive par rapport à 2006. À l'époque, la lecture des codes-barres butait pour 20% des paniers et 1,9% des articles.

« La baisse n'est pas tellement étonnante en soi, puisque le matériel, qu'il s'agisse des lecteurs de codes ou des imprimantes, s'est amélioré depuis 2006 - quand, tout de même, un client sur cinq subissait un problème de lecture de code, commente Pierre Georget, directeur général de GS1 France. L'ampleur de la baisse témoigne de la prise en compte du problème par les distributeurs et les industriels, dans un contexte où les caisses automatiques, de type self-checkout, se sont multipliées. »

 

Les risques d'une mauvaise lecture

 

Tout n'est cependant pas parfait : en 2012, le code-barres de 0,46% des articles, précisément, a nécessité au moins une deuxième lecture en caisse. Dit autrement, sur 81 984 articles étudiés, 377 ont buté sur la lecture. En moyenne, relève l'étude, cela fait perdre 20,8 secondes à l'hôtesse de caisse.

Pire, une étude complémentaire, menée par Wincor-Nixdorf, montre que 43% des clients ont déjà renoncé à un achat pour cause de code-barres défectueux. Et que la moitié des clients imputent la responsabilité d'une mauvaise lecture au magasin.

 

Une majorité de problèmes due à l'impression

 

Si l'on place la focale sur les catégories de produits concernées, l'étude révèle que, dans 76% des cas de « bug », il s'agit de produits alimentaires.

Plusieurs familles sont particulièrement concernées : les fruits et légumes (un tiers des problèmes de lecture), ou, encore, le préemballé.

Quels sont les problèmes ? « La " bonne nouvelle ", si j'ose dire, c'est que trois problèmes de lecture sur cinq sont dus à une mauvaise impression du code-barres sur l'emballage », indique Pierre Georget. Mauvaise qualité d'impression (code « baveux », étiquette poreuse...) ; non-respect des marges (impression non centrée), mauvais positionnement du code (sous coque plastique par exemple...). Sur ces cas précis, il est donc aisé de remédier au problème, en suivant les préconisations de GS1.

 

Des solutions simples à mettre en oeuvre

 

Tout d'abord, il faut assurer une bonne maintenance des matériels d'impression. « Il faut veiller régulièrement à la qualité du papier d'impression des codes, et aussi ne pas laisser se salir les têtes d'impression », conseille Pierre Georget.

Le problème rencontré fréquemment sur les mauvaises impressions concerne la hauteur du code. « La hauteur des barres et les dimensions des marges doivent être suffisantes, poursuit le directeur général de GS1 France. Globalement, plus le code est gros, moins on risque de rencontrer de problèmes de lecture. » Certaines MDD, chez Casino par exemple, suivent cette démarche.

S'il n'y a pas de contre-indication particulière en termes de conditionnement sur lesquels le code peut être imprimé, quelques affiches-conseils en magasins permettront, par exemple, de suggérer au client de ne pas fermer ses sachets de fruits et légumes avec l'étiquette sur laquelle le code est imprimé. Une manière simple d'éviter de perdre du temps en caisse.

CE QU'IL FAUT SAVOIR

75% des problèmes de code-barres concernent les fruits et légumes. Principaux types de problèmes des fruits et légumes :

31% Étiquettes endommagées

25% Mauvaise qualité d'impression

13% Code inconnu dans la base magasin

  • Le non-respect de la taille du code-barres est le premier facteur de mauvaise lecture
  • Les codes-barres peuvent être imprimés en diverses dimensions, sachant que la taille de référence correspond à une dimension de 37,29 mm x 52,52 mm
  • La taille doit être comprise entre 80% (soit 29,83 mm x 21 mm) et 200% de la taille nominale (soit 74,58 mm x 52,52 mm)

Les problèmes récurrents

LES MARGES

Les codes-barres doivent présenter une marge avant la première barre et après la dernière, c’est-à-dire une zone claire. Cette marge est extrêmement importante et doit impérativement être respectée. Sa dimension varie en fonction de la taille du code.

LE CONTRASTE

Le contraste entre les barres sombres et les espaces clairs doit être suffisant, ainsi que la densité de l’encre dans les barres afin d’éviter les trous d’encrage. Les codes-barres peuvent être imprimés en diverses couleurs

LA HAUTEUR DES BARRES

Les codes-barres doivent présenter une hauteur minimale en fonction de la dimension du code (facteur de grossissement).

LA QUALITÉ D’IMPRESSION

Les têtes d’impression doivent être nettoyées régulièrement. Des contrôles récurrents de bonne lecture du code à barres à la sortie de l’imprimante avec un scanner ou douchette doivent être effectués avant l’expédition.

LE POSITIONNEMENT

Il faut éviter que le symbole soit placé sous une soudure, une pliure ou près du bord de l’emballage. Le code doit être imprimé à proximité des informations marquées pour répondre à la réglementation ou sur l’étiquette dédiées à ces dernières.

L’ÉTIQUETTE ENDOMMAGÉE , DÉFORMÉE OU FRIPÉE

L’humidité et la poussière détériorent les étiquettes. Les imprimantes doivent être placées dans un local fermé (ou ajouter une lampe dirigée vers l’imprimante) pour assurer un code lisse sur toute sa surface et sans pliure.

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