Exclusif LSA: Intermarché Orvault esquisse le futur concept de supermarché de l'enseigne

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DossierDIAPORAMA LSA a visité ce supermarché rénové de 2000 m², qui fourmille de nouveautés, lesquelles inspireront le futur nouveau concept de super de l’enseigne. Au menu : une grande sobriété énergétique, un meilleur confort dans le parcours client et pour les salariés, des hôtesses qui n'ont plus besoin de compter leur fonds de caisse et, même, des ruches sur le toit.  Découverte.

En attendant MAG4, la version définitive du nouveau concept de supermarché d’Intermarché, plusieurs adhérents testent, chacun, quelques pièces du futur puzzle. C’est le cas de Stéphane Houssin, adhérent à Orvault (Loire-Atlantique), et également du responsable de la direction d'enseigne super. Rouvert en janvier dernier après travaux, l'Intermarché a grandi, passant de 1160 m² à 1982 m². Son credo : un choix étoffé pour le client (le rayon fruits et légumes a par exemple « grossi » d’un tiers, un rayon textile a été implanté). Sans oublier un meilleur confort dans le parcours client et pour ses salariés et, aussi, une offre de services démultipliée : self scanning (« Scanlibre service »), caisses automatiques, drive accolé avec picking magasin, relais colis à l’accueil…

En parallèle, Stéphane Houssin souhaitait que cet agrandissement de 70% ne génère pas de consommations énergétiques supplémentaires : « Nous avons donc travaillé les trois principaux postes de dépenses énergétiques que sont l’éclairage, le froid et le chauffage ».

Presque 100% des meubles froid équipés de portes

Sur ce dernier chapitre, les réalisations sont spectaculaires avec un éclairage assuré en grande partie par de la lumière naturelle,  qui se substitue à la nappe d’éclairage artificielle. L’éclairage artificiel est assuré par des tubes T5 qui se reflètent en trois dimensions. Plusieurs capteurs régulent la puissance de l’éclairage artificiel, en fonction de la luminosité naturelle. « Au final, mon poste éclairage s’est réduit », se réjouit Stéphane Houssin.

Concernant le froid, le parti pris est radical, avec près de 100% des meubles frais et surgelés équipés de portes en double vitrage. Seuls la pâtisserie fraîche et les fromages frais emballés y échappent. « La plupart de nos supermarchés vont s’équiper de portes, précise-t-il. Pour ma part, je n’ai pas de perte de chiffre d’affaires. Et les rayons sont mieux rangés et la température générale du magasin est plus agréable pour les clients et le personnel. » Là encore, la sobriété énergétique est au rendez-vous. « J’économise 50% par rapport aux meubles ouverts. Tout simplement parce que, les meubles consommant moins, la puissance de production de froid s’est réduite de moitié. »

Froid et chaud

Par ailleurs, la production de froid négatif se fait désormais à partir de gaz naturel, le CO2 en l’occurrence, le positif restant soumis aux gaz de synthèse (HFC). Autre innovation : un système de récupération de chaleur à aérotherme eau, greffé sur la centrale froid, permet de réchauffer entièrement le magasin. Un appoint gaz se déclenche quand la température extérieure flirte avec zéro.

Au niveau de l’amélioration des conditions de travail, outre la lumière naturelle, le mobilier de fruits et légumes a été repensé par Intermarché, avec une inclinaison plus favorable au réassort, et la cellule référencement des Mousquetaires a déniché un fabricant espagnol de siège ergonomique de caisses, permettant trois positions (assis, debout, semi-debout) et un siège réglable.

Les hôtesses ne comptent plus leur fonds de caisse

Autre gros dossier, la mise en place d’un système d’automatisation des espèces, pour préparer le fonds de caisse des hôtesses et procéder au recomptage à leur place. « Je préfère que les employés fassent de la relation client et cela les déleste de tâches anxiogènes », plaide Stéphane Houssin. Le « cash management », longtemps réservé aux hypermarchés, vu leur nombre de caisses, fait donc son entrée dans les supermarchés. Intermarché a référencé le fabricant allemand Wincor Nixdorf après appel d’offres. Le retour sur investissement est évalué à 2,5 ans. Et le modèle pourrait rapidement faire tâche d’huile. «Ce que nous testons ici a vocation à être déployé au niveau national », confie Stéphane Houssin.

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