Face aux dégâts des "gilets jaunes", le gouvernement incite les commerçants à utiliser les aides

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Maires de France, fédérations et association du commerce ont été reçu mercredi 13 février à Bercy. Les échanges, qui se sont déroulés à huis-clos, ont porté sur les conséquences économiques du mouvement des gilets jaunes sur le commerce. Le gouvernement a lui tenu à rappeler que des mesures ont été mises en place dès novembre pour aider les entreprises en difficulté.

Les dégâts causés par le mouvement des gilets ont été chiffrés à 30 millions d'euros.
Les dégâts causés par le mouvement des gilets ont été chiffrés à 30 millions d'euros.© Laetitia Duarte

Les gilets jaunes, bête noire du commerce. Lors d’une réunion qui se déroulait mercredi 13 février à Bercy, les Maires de France, les associations et les fédérations du commerce ont dressé un bilan très lourd suite au mouvement des gilets jaunes. Des chiffres d’affaires en baisse de -20 à -40% pour les commerces, voire 60% pour ceux devant fermer tous les samedis depuis 13 semaines ; Des dégradations dans les centres villes qui atteignent 30 millions d’euros ; La note est salée.

Du côté du gouvernement, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances, condamnent les actes de violence et rappellent aux commerçants que des mesures ont été mises en place pour faciliter de paiement pour ne pas pénaliser la trésorerie des entreprises en difficultés. Et selon un tweet de Jacques Cressel, de la FCD, le gouvernement a incité les entreprises à se saisir de ces mesures.

Parmi les mesures, on retrouve par exemple l’étalement des échéances sociales. Agnès Pannier-Runacher a précisé que "3200 dossiers ont été traité pour des reports de charges. C'est mieux que ce qu'il y a deux semaines mais en dessous des attentes; On commence toutefois à sentir une mobilisation.Nous voulons les aider à passer ce cap difficile de trésorerie." Bruno Lemaire a lui précisé ce matin que "le chômage partiel a représenté 38 millions d’euros d’aides", soit environ 72 000 postes et 5000 entreprises dont 35,3% dans le commerce.

Le gouvernement assure avoir entendu les inquiétudes des commerçants face à la désertion des centres-villes et à des habitudes de consommation qui changent. Agnès Pannier-Runacher a appelé les Français a soutenir les commerces en maintenant leurs achats en semaine ou le dimanche. 

Les mesures mis en place par l’Etat pour aider les commerçants :
- Les professionnels peuvent solliciter l’étalement d’échéances sociales, et ce jusqu’au 31 mars 2019 ;

- Le ministère de l’Action et des Comptes publics a demandé à ses services d’accélérer les 2 remboursements de crédits d’impôts (CICE au titre de l’année 2018, TVA), dès lors que les entreprises concernées en font la demande ;

- Pour les entreprises ayant dû réduire ou suspendre leur activité, afin de placer leurs salariés en chômage partiel, une demande d’activité partielle, qui sera traitée dans les meilleurs délais, peut être sollicitée auprès de la DIRECCTE ;

- Dans chaque région ont été mis en place des référents territoriaux uniques au sein des DIRECCTE, chargés d’aiguiller les entreprises fragilisées vers les dispositifs adaptés, en lien avec les administrations concernées (DDFIP, URSSAF), et les acteurs du territoire (médiation du crédit, établissements financiers), afin de trouver les solutions de trésorerie appropriées ;

- un dispositif d’urgence complémentaire est mis en place : les Commissions départementales des Chefs des Services Financiers (CCSF) ont été invitées à mobiliser tous les leviers pour limiter les cas de défaillance d’entreprises en traitant avec bienveillance les demandes d’étalement sur 20 mois ou d’abandon de dettes fiscales et sociales ;

- Le Gouvernement a également appelé les assureurs, avec le concours de la Fédération française de l'assurance, à accélérer les indemnisations pour les entreprises concernées par des sinistres matériels et des pertes d’exploitation ;

- A la demande du Gouvernement, la Fédération Bancaire Française (FBF) a par ailleurs écrit le 30 novembre à ses adhérents, ainsi qu’à ses comités territoriaux, afin que soit examinées avec la plus haute bienveillance et au cas par cas les situations des artisans, commerçants et entreprises affectés dans leurs activités, afin de rechercher des solutions appropriées, s’agissant en particulier de besoins de financement à court terme ; la FBF a réactivé, en début d’année, son réseau de correspondant PME dans les différents réseaux bancaires, qui peuvent être activés par les organisations professionnelles ;

- Bpifrance veille à faciliter, le cas échéant en appui des établissements bancaires, l’octroi ou le maintien de crédits bancaires, le report d’échéances des prêts qu’elle garantit, ainsi que la pérennisation du préfinancement du CICE 2018 jusqu'à la bascule sur la baisse des charges.

- Une enveloppe d’environ 3 millions d’euros sera mobilisée pour soutenir des actions collectives ou des animations commerciales dans les villes les plus touchées.

 

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