Facebook, dont les profits croissent de 9% au T3, veut miser sur les Stories

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Le groupe, dont le nombre d'utilisateurs plafonne sur ses marchés les plus rentables, les USA et l'Europe, cherche des relais de croissance. Le plus prometteur ? Les publicités dans les Stories, ces photos et vidéos éphémères mises en avant en haut du fil d'actualité des internautes.

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Les scandales qui ont abîmés ces derniers mois l'image de Facebook n'empêchent pas le groupe d'annoncer des résultats financiers honorables au troisième trimestre : le réseau social annonce un chiffre d'affaires de 13,7 milliards de dollars, en hausse de 33% sur un an et un bénéfice de 5,14 milliards de dollars, qui croît de 9%. Mais le géant du net fait face à deux gros défis :

Le nombre d'utilisateurs de ses différents réseaux sociaux, Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp, a cessé de croître sur ses marchés les plus rentables, l'Europe et les Etats-Unis. Aux USA, chaque internaute a permis à Facebook d'engranger 27,6 dollars de chiffre d'affaires au troisième trimestre, contre 2,67 dollars pour les personnes vivant dans la région Asie-Pacifique. Le nombre d'utilisateurs actifs par jour des différents services opérés par la société a progressé de 9% sur un an à 1,49 milliard. Mais les trois marchés sur lesquels ce chiffre progresse le plus sont l'Inde, l'Indonésie et les Philippines.

Les Stories, un format à haut potentiel

Facebook cherche par ailleurs des relais de croissance publicitaires, qui viendraient compléter les revenus dégagés par les annonces insérées dans les fils d'actualité des utilisateurs de ses réseaux sociaux. Le segment le plus porteur semble être celui des Stories, ces photos ou brèves vidéo à la durée de vie limitée, mises en avant en haut du fil d'actualité des internautes. 450 millions d'utilisateurs consultent chaque jour des WhatsApp Status, l'équivalent des Stories sur la messagerie instantanée, ils sont 400 millions sur Instagram et 300 millions sur Facebook. Sauf que pour le moment, les annonceurs ne suivent pas, alors que les utilisateurs se détournent de plus en plus de des fils d'actualité, ce qui pourrait conduire les revenus que Facebook tire de leur exploitation publicitaire à baisser. 

"Tout s'est passé très vite. […] Nous n'en sommes qu'au démarrage du développement de nos outils publicitaires pour les Stories. Nous en tirons pour l'instant des revenus inférieurs à ceux des annonces postées sur les fils d'actualité", a reconnu le PDG de Facebook Marc Zuckerberg au cours d'une conversation téléphonique avec les investisseurs et les journalistes au cours de laquelle il a commenté les résultats du groupe. "Je suis optimiste : les publicités du format Stories devraient réaliser des performances comparables à celle des fils d'actualité. Les opportunités sont même plus fortes car les Stories ont un potentiel d'utilisation plus important encore", s'est projeté le dirigeant. En attendant, les investisseurs de Facebook vont devoir ronger leur frein et se contenter de bénéfices moins importants que par le passé.

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