Facebook veut concurrencer Le Bon Coin et Craigslist avec sa marketplace [Vidéo]

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Le réseau social a annoncé le 3 octobre 2016 lancé sa plateforme de petites annonces pour les particuliers. Directement intégrée à l’application Messenger, elle permet de vendre et acheter autour de soi. Un premier pas pour Facebook avant de se tourner vers les professionnels et le commerce en ligne ?

Un onglet de Messenger permet d'accéder aux annonces figurant autour de l'utilisateur.
Un onglet de Messenger permet d'accéder aux annonces figurant autour de l'utilisateur. © Capture d'écran Facebook marketplace

"450 millions de personnes visitent et achètent déjà sur des groupes chaque mois". Mary Ku, directrice de la gestion produit chez Facebook, a expliqué dans un post du 3 octobre 2016, pourquoi le réseau social lance sa marketplace. Facebook a ouvert une partie dédiée aux petites annonces dans son application Messenger aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande et en Australie. D’autres pays devraient suivre dans les prochaines semaines. Le fonctionnement est très simple, il suffit à l’utilisateur de cliquer sur l’icône dédiée dans l’application. Il pourra accéder à une sélection d’annonces lui correspondant et à proximité de lui. Pour trouver un produit spécifique, il lui suffit de taper dans l’outil de recherche, ou de recourir aux filtres comme "maison", "électronique", "équipement". L’annonce décrit rapidement le produit avec une photo, le prix et la localisation sont indiqués. Si le produit convient, l’utilisateur peut directement contacter le vendeur. La directrice de gestion produit de Facebook explique que "cette activité a débuté sur des groupes Facebook et a substantiellement cru". Marketplace permet de faciliter ces connexions entre la communauté.

Un service gratuit pour l’instant

Facebook explique que les annonces sont reliés au profil du vendeur ce qui permet de sécuriser la relation. Le réseau social ne gère en aucun cas la livraison et le paiement, tout se passe entre l’acheteur et le vendeur, sur le modèle d’un site comme Le Bon Coin. A l’avenir, Facebook pourrait monétiser ce service avec des annonces mise en avant contre rétribution ou par de la publicité. Pour l’instant la marketplace de Facebook est totalement gratuite.

Si Facebook a publié une liste de produits totalement interdits à la vente sur sa marketplace, comme les armes, les animaux, ou les médicaments, les premières dérives sont apparues aux Etats-Unis. Mary Ku, la directrice de la gestion produit de Facebook explique que la plateforme est encore en développement, "nous continuons de mettre en place de nouvelles options et caractéristiques pour améliorer l’expérience client," affirme-t-elle. Pour Benoit Feron, le co-fondateur et directeur des ventes d’Izberg, un éditeur français de solutions de marketplace, Facebook doit apprendre un nouveau métier. "Il y a toujours des personnes qui détournent les produits, mais il ne faut pas tomber là-dedans et modérer les annonces. Sur le site Le Bon Coin, énormément de personnes travaillent à la modération," explique-t-il. Facebook doit encore affiner son système de curation.

Facebook pourrait voir plus loin

Facebook avait déjà testé des pages professionnelles pour les magasins et des boutons "achat". Si ces initiatives n’ont pas fonctionné, Facebook pourrait ouvrir peu à peu sa marketplace aux professionnels. Pour le directeur de ventes et co-fondateur d’Izberg, le lien est évident : "Facebook va glisser vers un vrai modèle de marketplace. La plateforme va évoluer en deux ou trois temps, précise-t-il. Facebook agit toujours de la sorte, un certain nombre de pays sont testés, l’entreprise attend les réactions des utilisateurs avant de déployer la solution à l’international," poursuit-il. Le format de marketplace sans stock, permet de se développer sans les contraintes du e-commerce.

Facebook démocratise les bots

La plateforme possède 1,7 milliards d’abonnés, un solide maillage territorial et des milliards de données. "C’est tout bénéfique pour Facebook qui sait ce que ses utilisateurs aiment ou pas," poursuit Benoit Feron. La marketplace peut aussi permettre à Facebook de démocratiser l’usage des chatbots. "Sur l’application Messenger de Facebook, nous pouvons réserver un Uber, un billet d’avion, explique Benoit Feron, cette énorme base de données, Facebook la restitue à l’utilisateur sous forme de questions réponses, cela lui évite de chercher par des filtres". L’utilisateur se familiarise donc peu à peu à ces assistants personnels. 

La présentation vidéo de Facebook :

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