Fauchon, l'épicerie de luxe à la française

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Le fleuron de l'épicerie fine a connu des années sombres et mise sur une réorientation de sa stratégie. Avec, toujours, des produits exclusivement haut de gamme.

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aujourd'hui © DR

Tout a commencé par l'arrivée d'un Normand, en 1880, à Paris. Auguste Fauchon s'installe avec sa charrette place de la Madeleine. Il propose une sélection des fruits et légumes frais issus des vergers de France. Son slogan : « Des produits alimentaires de qualité supérieure. » Ces trouvailles séduisent et, six ans plus tard, il y ouvre sa boutique.

Au fil du xxe siècle, les différents pôles de métiers étoffent l'offre : boulangerie, produits de la mer, thés, chocolaterie... « À chaque fois, nous cultivons l'exclusivité sur nos produits, ils doivent être aussi beaux que bons », précise Isabelle Capron, directrice générale de l'enseigne. On compte aujourd'hui 3 000 références frappées de son sceau.

- Du Japon au Koweït Très vite, Fauchon acquiert une réputation mondiale : « Déjà dans les années 60, nous servions Jackie Kennedy », raconte fièrement la directrice. La politique d'implantation à l'international débute, avec un premier point de vente dans les magasins Takashiyama à Tokyo, en 1972. Les Japonais sont séduits par le thé parfumé à la pomme. Un partenariat fort : l'épicerie compte aujourd'hui plus de 100 magasins sur l'île nipponne. S'ensuit un développement au Moyen-Orient (25 unités), et six points de vente doivent être ouverts au Koweït en 2012.

- Déboires En 1998, Laurent Adamowicz mise sur une implantation aux États-Unis. L'aventure new-yorkaise est éphémère : inaugurées en 2000, les trois boutiques seront fermées en 2004.

Dans les années 90, le faste de Fauchon repris par Martine Prémat et les critiques du Gault et Millau ébranlent également la chaîne. En 2003, « des investissements hasardeux, comme les magasins Flo, qui étaient déjà déficitaires », mettent Fauchon dans « une situation critique », explique Isabelle Capron. Début 2004, l'actionnaire majoritaire, Laurent Adamowicz, en cède le contrôle à La Compagnie du Bois sauvage.

- Fuchsia Le rouge Ferrari, le bleu Lanvin... Et le fuchsia Fauchon. Cette couleur symbole du renouveau témoigne du virage opéré par la nouvelle équipe en place depuis 2004, avec Michel Ducros comme président (fils du fondateur des épices Ducros). Elle lance le « made in F. », pour F. comme France et Fauchon : « Nous recentrons nos produits afin de redonner une identité forte à notre maison », insiste Isabelle Capron. L'occasion parfaite pour redessiner les intérieurs de Fauchon... et en faire des écrins du luxe alimentaire, « ancrés dans la modernité grâce à leur univers coloré ».

FAUCHON EN DATES

1880 Auguste Fauchon s'installe, avec une charette, place de la Madeleine, à Paris, pour vendre des fruits et légumes.

1886 Ouverture du premier magasin.

1952 L'épicerie est vendue à Joseph Pilosoff ; partenariat avec Air France sur l'importation de produits exotiques.

1972 Implantation du premier magasin à l'étranger, à Tokyo.

1998 Laurent Adamowicz rachète Fauchon pour 36,6 M E.

2003 Une suite d'investissements « hasardeux » mène Fauchon à la crise. Adamowicz cède le contrôle de Fauchon à la société belge La Compagnie du Bois sauvage.

2004 Michel Ducros devient président du groupe. Début du plan de redressement de l'entreprise et de la stratégie commerciale « made in F. ».

2008 Début de Fauchon Réceptions.

2012 Six boutiques prévues au Moyen-Orient.

EN CHIFFRES

46 M € de chiffre d'affaires 2010-2011 arrêté à fin mars

142 M € de chiffre d'affaires « déployé »

250 employés

56 boutiques dans 42 pays

450 points de vente

3 000 références

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Article extrait
du magazine N° 2210

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