FÉVRIER 2005

Le 2 février, Casino inaugure le premier hyper low-cost français à Toulouse Basso-Combo. Les marques propres et premiers prix dominent dans ce magasin de 6 000 m2 à l'enseigne Géant Discount.

>Les dirigeants de Casino ne font plus mystère pour reconnaître que l'expérience est loin d'être concluante. Élasticité des ventes quasi nulle et rentabilité décevante, seulement sauvée par la mise en location des 2 000 m2 récupérés sur l'hypermarché précédent : l'idée de développer un concept de grande surface hard-discount a fait long feu chez Casino, même si une version allégée a été testée entre-temps à Firminy, près de Saint-Étienne. Lors de la présentation des résultats 2005 du groupe, Jean-Charles Naouri, son président, devrait annoncer le retour d'une politique orientée vers la qualité et la valeur ajoutée. L'option Géant Discount ne sera cependant pas complètement abandonnée : elle pourrait être appliquée aux quelques magasins de l'enseigne dont l'emplacement ne permet pas d'envisager une montée en gamme. Le « Kaufland à la française » reste à inventer...

La chaîne d'habillement succursaliste Kiabi se lance dans la franchise.

>Kiabi avait prévu d'ouvrir un premier magasin en affiliation dès 2005, ce fut fait à Cambrai. « Nous atteindrons l'objectif de 4 ouvertures en 2006 et prévoyons 10 unités pour 2007 », annonce le directeur du développement de l'enseigne, Patrick Mulliez, qui vient d'inaugurer les magasins de Dole (Jura) et de Saintes (Charente-Maritime). La chaîne veut implanter des 1 000 m2 (ventes de 1,5 à 2,5 M E HT) sur les zones de 40 000 à 90 000 habitants. Son poids (120 magasins, pour un chiffre d'affaires de 800 M E) attire notamment les détaillants d'habillement et de sport voulant se diversifier.

Donatien Bahuaud lance Masaï, un prêt-à-boire à base de vin.

>Simple effet de mode ? Contrecoup de la surtaxe entrée en vigueur au 1er janvier 2005 ? Masaï, un des premiers prêts-à-boire à base de vin, n'aura pas profité longtemps du dynamisme de ce marché. En 2005, les volumes de vente de la catégorie ont plongé de 31 %. Ceux de Smirnoff et de Boomerang - les deux premières marques - ont chuté respectivement de 28,6 % (à 69 189hl) et de 24 % (38 350 hl). La déroute est encore plus forte pour les challengers, Eristoff (- 44,5 %, à 17 000 hl) et Poliakov (- 55 %, à 9 920 hl). Masaï n'apparaît pas dans les panels, mais suit la même évolution...

La Boutique du Dos, enseigne spécialisée dans les articles et équipements de bien-être du dos, installée à Paris, qui a ouvert son premier magasin en franchise au Chesnay (Yvelines) en septembre 2004, annonce vouloir porter son parc à 5 unités en 2005.

>Raté au décollage ! Bernard Cambier, le dirigeant de l'enseigne ayant dû rompre son contrat avec le franchisé du Chesnay pour cause de mauvaises pratiques, remet sur rails sa franchise, avec l'appui d'un cabinet extérieur. Un nouveau franchisé a ouvert à Nice en janvier, un deuxième suivra à Strasbourg en mars, puis un autre à Saint-Nazaire en mai. L'objectif est d'atteindre le cap de 10 franchisés dans l'année. Développé sur des surfaces de 180 à 280 m2, le concept a été revu afin de gommer son image médicale et connotée senior au profit d'un positionnement tous publics (ergonomie, préparation sportive, soins du corps). Le dirigeant estime le parc potentiel pour la France à 81 unités à terme, au rythme d'une dizaine d'ouvertures par an.

L'article 10-bis de la loi sur le développement des territoires ruraux, dit amendement Taugourdeau, faisait craindre une concurrence inégale entre horticulteurs et jardineries.

>Beaucoup de bruit pour rien... De l'aveu même de la Fédération des distributeurs et spécialistes du jardin (FNDSJ), l'article 10-bis n'a engendré ni une multiplication du nombre et de la surface des points de vente des horticulteurs ni le développement anarchique de réseaux de distribution peu scrupuleux. Mais la FNDSJ reste vigilante, notamment en matière de sécurité pour l'accueil du public dans des lieux non adaptés tels que les serres de production.

Malgré un recul de ses ventes mondiales, Levi Strauss annonce un retour au bénéfice pour 2004, grâce à l'Europe.

>Le retournement s'est confirmé en 2005. De justesse, la légendaire marque de jeans a mis fin à huit années de recul de ses ventes : son chiffre d'affaires est en hausse de 1 %, à 4,13 Mrds $. Les bonnes performances de la marque d'entrée de gamme Signature et la forte demande en Asie et au Mexique expliquent la progression, mais les ventes en Europe ont continué de reculer. Quant aux profits, ils ont, eux, plus que quintuplé, à 156 M $.

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Article extrait
du magazine N° 1941

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