Fiesta Republic amplifie l'univers de la fête

Les magasins du « tout pour la fête » émergent. Fiesta Republic a ouvert son premier site à Strasbourg. Des gammes larges, un merchandising évocateur et des services comme la composition de ballons ou la location de costumes.

Les magasins de la fête, historiquement les « farces et attrapes », se réveillent enfin. Attaqués par les grandes surfaces, les spécialistes du jouet, les solderies et même les jardineries, leur part de marché s'est réduite de 90 à 35 % en dix ans. Les États-Unis ont encore été des pionniers, avec des réseaux bien établis comme Party City et Party Land, qui totalisent 300 magasins. En France, les nouveaux concepts en sont à leurs balbutiements. De Festiparty à Festiland, en passant par Fiesta Republic, tous souhaitent dépoussiérer la profession. Une chose est sûre, la fête a commencé.

Grandes surfaces ou spécialistes, ils peuvent dire merci à Halloween, dont le succès est éclatant : « Le 31 octobre est notre deuxième journée de l'année et Halloween représente 20 % de notre chiffre d'affaires », se réjouit Cyriaque Fournier, responsable du développement de Fiesta Republic. Il pilote en outre le magasin de Strasbourg, ouvert en septembre 1999 et suivi en septembre par celui de Roubaix. L'enseigne est une filiale de Pro-fêtes, elle-même filiale de Rubie's France, grossiste en articles de fête.

Le développement de Fiesta Republic se poursuivra par le biais de la franchise, soit avec des créateurs d'entreprise, soit avec des détaillants existants. Seules les villes de plus de 120 000 habitants sont envisagées. L'enseigne estime son potentiel à 50 magasins en France, au rythme de cinq à huit par an et de préférence dans le centre-ville.

Sumo ou Catwoman

Les GMS et les GSS ont certes déclenché une baisse des prix, mais ce ne sera pas le cheval de bataille de Fiesta Republic, positionnée comme spécialiste, à commencer par son offre. Plus question de se limiter aux farces, attrapes et cotillons, qui occupent maintenant un petit espace. Des rayons tels que la décoration en papier, le maquillage, les perruques ou les feux d'artifice ont largement pris le dessus.

Plus que les familles de produits, ce sont les événements et les fêtes qui conditionnent les ventes : outre les 20 % d'Halloween, Strasbourg réalise 25 % de son chiffre d'affaires en fin d'année et 20 % avec les mariages, un marché également saisonnier, de mars à octobre. Les articles permanents (guirlandes, perruques, costumes, carterie ) ne sont pas négligés pour autant, car toute l'année se fêtent des anniversaires, s'organisent des « teufs » et des soirées, privées et professionnelles (comités d'entreprises). Autres gisements : les collectivités (écoles maternelles et primaires), les CHR (cafés, hôtels, restaurants), mais aussi les entreprises. « Nous réalisons chaque mois les décors en ballons du Monoprix de Strasbourg », note Cyriaque Fournier.

Outre le choix (8 000 à 10 000 références) et la qualité des produits, l'enseigne se différencie avec des services novateurs. Le premier en chiffre d'affaires est la location de costumes, de l'Alsacien à Catwoman en passant par le sumo. Trois cabines d'essayage sont à la disposition des clients. 1 100 costumes ont été loués en un an.

La réalisation de compositions en ballons (300 à 5 000 F, 45,73 à 762,25 EUR), encore peu connue, est en plein développement : « Nous avons une grosse demande pour les mariages. Nous pouvons en assurer la décoration de A à Z », souligne Cyriaque Fournier. Dans le magasin, les clients ont d'ailleurs systématiquement besoin d'assistance au rayon mariage (coordination des couleurs, quantité nécessaire ). Reste le service maquillage, matérialisé par un meuble spécial.

Professionnels mis à part, les consommateurs d'articles de fête sont plus diversifiés qu'on peut l'imaginer : « De 7 à 77 ans, assure le responsable, mais les achats sont différents. » Les gamins craquent pour des farces, les étudiants (50 000 à Strasbourg) recherchent des déguisements et des décors, etc. Le coeur de cible est constitué de familles : « Ça saute aux yeux le samedi et particulièrement pour carnaval et Halloween. Même les parents se costument. » À en croire Cyriaque Fournier, la « fête des citrouilles » aurait contribué à déculpabiliser le déguisement. Mieux, c'est grâce à elle que les carnavals repartent. Halloween est décidément le catalyseur de la fête.
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Article extrait
du magazine N° 1696

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