Fnac-Darty : l’Autorité de la concurrence autosaisie à propos des cessions de magasins

|

Le rachat de Darty par la Fnac n'avait été autorisé qu'à une condition : que le groupe nouvellement créé s'engage à céder six points de vente pour se conformer aux injonctions de l'Autorité de la concurrence. Las, alors que la date butoir du 31 juillet 2017 est dépassée, seules trois des six boutiques ont trouvé un repreneur. 

Trois de six points de vente qui devaient être cédés suite au rachat de Darty par la Fnac ne l'ont toujours pas été, un an plus tard. L'Autorité de la concurrence s'autosaisit donc de la question pour vérifier pourquoi.
Trois de six points de vente qui devaient être cédés suite au rachat de Darty par la Fnac ne l'ont toujours pas été, un an plus tard. L'Autorité de la concurrence s'autosaisit donc de la question pour vérifier pourquoi. © Montage photo

La condition au rachat de Darty par la Fnac était claire : se séparer de six points de vente pour permettre un libre exercice de la concurrence. Las, un an après, trois de ces magasins n’ont toujours pas trouvé repreneur, et l’Autorité de la concurrence se demande si, par hasard, le groupe Fnac-Darty n’y mettait pas vraiment du sien…

Des questions autour des cessions

Pour l’heure, on n’en est qu’aux questionnements, mais l’Autorité de la concurrence entend dissiper la moindre ambiguïté en annonçant s’autosaisir « pour examiner les conditions dans lesquelles le groupe Fnac exécute l'engagement qu'il a pris de céder six magasins à Paris et dans la région parisienne. »

Cinq Darty, une Fnac

Pour mémoire, il s’agit de cinq Darty à Belleville, Italie 2, Wagram, Vélizy 2 et avenue de Saint-Ouen et de la Fnac de Beaugrenelle. A date, si Boulanger a reçu l’autorisation de reprendre les Darty d’Italie 2 et Vélizy 2, de même que Cobrason, avec son enseigne multimédia Cobra, avec celui de Wagram, les trois autres n’ont toujours pas été cédés. Et toute la question est de savoir pourquoi, alors même que le délai initial était fixé au 31 juillet 2017.

Fnac-Darty se défend

« Concernant deux de ces trois points de vente non encore cédés, Fnac-Darty, conformément à ses engagements, a soumis un repreneur à l’Autorité qui ne l’a pas agréé », répond le groupe aujourd’hui dirigé par Enrique Martinez.  « Pour le troisième point de vente, Fnac-Darty a sollicité une extension du délai d’exécution de son engagement que l’Autorité a refusée. » Une manière de dire, donc, que le boulot a été fait. Pour autant, le groupe se veut accommodant avec l’Autorité de la concurrence en affirmant poursuivre « l’examen de plusieurs pistes pour trouver une issue dans les meilleurs délais. »

Testez LeMoniteur.fr en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Toutes les actus de la consommation et de la distribution

je m’inscris à la newsletter

Appels d’offres

Accéder à tous les appels d’offres