Fnac Direct s'allie avec Yahoo ! France

Le numéro un français des produits culturels s'affiche sur le site de Yahoo ! France. Une riposte aux grandes manoeuvres qui touchent la vente de produits culturels sur le Web.

Depuis quelques mois, les dirigeants de la Fnac ne cachaient pas que l'évolution du commerce électronique les préoccupait. « Nos grands concurrents y consacrent des moyens gigantesques, confiait Jean-Paul Giraud, directeur général de la chaîne de PPR, en septembre. Nous ne pourrons pas rester sans réagir. » L'arrivée en Europe d'Amazon.com et le joint-venture entre la filiale de commerce électronique de l'enseigne américaine de librairies Barnes & Noble et l'éditeur allemand Bertelsmann lui ont donné raison. La Fnac vient de riposter en réalisant un « partenariat marchand » avec la version française du célèbre moteur de recherche Yahoo !

Une âpre concurrence

Désormais, lorsqu'un Internaute lance une recherche sur un domaine pouvant correspondre aux produits vendus par la chaîne, un « bouton » Fnac s'affiche sur l'écran. Il lui suffit de cliquer dessus pour être relié au serveur de la Fnac qui affiche la liste de tous les titres disponibles sur le sujet demandé.

Cet accord donne une meilleure visibilité au site Internet de la Fnac. Il lui en coûtera plusieurs dizaines de millions de francs puisqu'elle reverse un pourcentage sur les ventes à Yahoo !

Reste à savoir si la réponse de la Fnac sera suffisante. Car la concurrence fait rage sur la Toile. Leader mondial de la vente de livres sur Internet, Amazon.com a des « bannières » sur la plupart des grands sites américains. Et dispose, grâce à sa cotation au Nasdaq, de capitaux en abondance Ce véritable « category killer » du Web a conduit les opérateurs à réagir. Ainsi, Barnes & Noble et Bertelsmann investiront 100 millions de dollars chacun pour développer le service Barnesandnoble.com (25 millions de dollars de CA en 1997). Sans compter les moyens que Bertelsmann consacrera au lancement de son propre site, BooksOnline dans plusieurs pays d'Europe dès ce mois de novembre

« Le succès d'Amazon.com montre que, sur Internet, l'avance est déterminante », déclare Luigi Gropallo, directeur de Fnac Direct. Un atout dont il estime disposer en France, où « la Fnac s'est lancée avant les autres et bénéficie d'un an et demi d'expérience ». D'autant que la direction affirme nourrir d'autres projets destinés à renforcer l'enseigne. Forte de 10 000 connexions par jour à son service Internet et d'un taux de transformation en ventes « équivalent à celui du Minitel », Fnac Direct vise toujours la profitabilité pour 2001 et, pour les produits vendus sur Internet, 10 % du chiffre d'affaires réalisé par l'enseigne sur les rayons correspondants.
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Article extrait
du magazine N° 1605

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