Foie gras : la filière peine à redémarrer

Les représentants de l’interprofession du foie gras (Cifog), seront reçus ce jeudi 14 septembre par le ministre de l’agriculture afin d’alerter le gouvernement sur les conditions difficiles de redémarrage de la filière.

Foie gras

Dans le Sud-ouest de la France, là où se concentre 71% de la production nationale de foie gras, la colère monte. Déjà la semaine dernière, sur les routes des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, les éleveurs, à l’appel de la FDSEA, organisaient des barrages filtrants. Reçu ce jeudi 14 septembre, c’est au tour du Cifog, le comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras, de faire entendre la voix des éleveurs mais aussi des  transformateurs, durement touchés depuis la fin 2015 par deux épizooties aviaires  successives.

Des aides validées par Bruxelles mais toujours pas versées

Alors que certaines exploitations ont dû pendant plusieurs mois cesser leur activité et sont contraintes d’investir dans de nouveaux équipements pour renforcer la biosécurité sur leur site, le Cifog demande au gouvernement de prendre en compte les pertes d’exploitation dans certains élevages qui n’ont pas pu reprendre leur activité et de mettre en œuvre de toute urgence le plan d’accompagnement financier des entreprises de transformation  les plus impactées par la précédente crise de 2016. Ce plan a été validé par Bruxelles le 9 juin dernier. Mais selon le Cifog, le nouveau gouvernement tergiverse et ces fonds ne sont toujours pas débloqués. Quant aux pertes liées à la crise de 2017, rien n’est encore prévu, alors que près de 7000 salariés ont été mis en activité partielle pendant 3 mois.

 

 

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