Foire aux vins Match : "une évolution inéluctable vers le digital" [interview]

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Dossier Patrick Hourdeau, directeur de la Centrale d’achats Vins Européenne (supermarchés Match), analyse pour LSA les évolutions qu'il a remarqué lors de la dernière foire aux vins.

Patrick Hourdeau (Match), à droite, et Charles Damageux (Mon petit caviste)  ont enregistré des vidéos didactiques sur le vin, à l'occasion des foires aux vins.
Patrick Hourdeau (Match), à droite, et Charles Damageux (Mon petit caviste) ont enregistré des vidéos didactiques sur le vin, à l'occasion des foires aux vins.

Patrick Hourdeau, directeur de la Centrale d’achats Vins Européenne (supermarchés Match), répond aux questions de LSA :

Quel bilan tirez-vous de la dernière foires aux vins?

Le bilan final est à -1%, ce qui nous satisfaits car les engagements des magasins, échaudés par la foire aux vins du printemps, étaient en baisse de 13%. De plus, c’est un chiffre contrasté entre les vins tranquilles qui sont restés stables tandis que les vins effervescents étaient en chute de 5%. 

Avez-vous noté des évolutions de consommation ? Un changement dans l'équilibre des régions?

D’une façon générale, les achats se font de moins en moins en gros volumes. Ils sont plus larges et plus variés. Les Bourgogne rouges continuent de progresser à + 11%. C’est le retour de Bordeaux, une région en évolution de 3,5%, cela en excluant toutefois les grands crus dont les ventes ont chuté de 15%. La Loire est notre troisième région en positif, notamment pour les rouges qui finissent à +15%, soit autant sur cette période que sur l’année. Chose étonnante, les Beaujolais rouges sont en baisse de 12% tandis qu’ils progressent fortement en fond de rayon. Toujours pour la couleur rouge, les Rhône, Languedoc et autres vins du Sud-Ouest sont également en chute de 12%. La quote-part des vins que nous qualifions de sains, notamment les vins bio et labellisés HVE, est en hausse de 6 points. 

Les prix de vente ont-ils été stables?

La fourchette de prix qui a dominé est comprise entre 4 et 7 euros, suivie par la tranche 7/10 euros.

Y a-t-il eu des soirées avant-premières? Si non, par quoi les avez-vous remplacé?

Nous avons préféré annuler les soirées inaugurales. Nous avons inauguré un système de pré-réservation, grâce auquel nos clients ont pu réserver leurs achats, à partir du 25 aout. Nous en sommes très satisfaits. C’est un service qui s’inscrit complètement dans l’attente actuelle de certains clients qui cherchent à limiter leurs contacts physiques du fait de la pandémie mais aussi pour avoir le temps d’étudier tranquillement nos offres avant l’ouverture de cet évènement. En effet, le retrait des commandes pouvait s’effectuer par le drive. C’est aussi une évolution vers le digital, évolution inéluctable vers laquelle il faut aller et se professionnaliser.

Comment avez-vous communiqué?

Nous avons notamment fait deux dégustations en live sur Instagram avec « Mon Petit Caviste », société d’initiation à l’œnologie animée par Charles Damageux. 

Quelles semaines ont été favorables?

La deuxième semaine s’est clôt  sur une hausse de 10%. Les ventes de la première semaine ont également été encourageantes, et cela malgré l’annulation des soirées de dégustations. 

 

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