Food Tech : La Belle Assiette veut devenir "le plus grand traiteur du monde"

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Le leader européen de la réservation de chef à domicile La Belle Assiette diversifie son offre et investit de nouveaux segments. Pour atteindre cet objectif, la start-up a annoncé une levée de fonds réussie de 1,3 million d’euros. Retour sur les ambitions de cette marketplace un peu particulière qui veut faire entrer les chefs dans les cuisines des Français.

Stephen Leguillon, cofondateur de la Belle Assiette.
Stephen Leguillon, cofondateur de la Belle Assiette. © La Belle Assiette

Sur un marché de la foodtech en plein essor, La Belle Assiette poursuit la stratégie qui a fait  sa réussite depuis son lancement en 2013. Réalisé en janvier 2015 auprès de ses partenaires historiques mais également de nouveaux investisseurs (Cabiedes & Partners…), un second tour de table a élevé le financement total de l’entreprise à plus de 3 millions d’euros. Forte de cette nouvelle capitalisation, la jeune pousse française s’attaque au marché du traiteur avec quatre nouvelles offres : buffet, cocktail, plateaux repas et cours de cuisine : "Ces nouveaux segments vont compléter notre offre et étendre notre marché du chef à domicile à l’intégralité de l’industrie du traiteur, à la fois les marchés B2B et B2C, précise Stephen Leguillon, cofondateur de la Belle Assiette. Présente dans 6 pays (France, Allemagne, Suisse, Luxembourg, Belgique et Royaume-Uni), la société fondée par Stephen Leguillon et Giorgio Ricco s'appuie sur une communauté de plus de 700 chefs qui fournissent aujourd’hui près de 14 000 menus en ligne. "Nous voulons devenir la solution pour tous les besoins traiteur des particuliers et des entreprises dans nos territoires d'activité", indique-t-il.

Une place de marché dédiée à la restauration premium

La Belle Assiette tient davantage d’une marketplace que d’un site e-commerce classique. Elle réunit une gamme de menus définis d’après un cahier des charges très précis. "Concrètement, l’équipe de La Belle Assiette crée et définit des services de traiteur sur les bases d’une demande identifiée, puis décide de gammes de prix alignées de la demande locale, poursuit Stephen Leguillon. Les chefs et traiteurs peuvent ensuite, suivant leurs compétences et leurs envies, proposer leurs services en suivant les standards imposés". Le consommateur commande son menu en ligne après avoir renseigné la date, l’adresse, le nombre de convives. Pour son service de Chef à domicile, le premier menu démarre à 35 euros mais la gamme propose également des repas au-delà de 100 euros. Les chefs et les traiteurs doivent s'aligner sur les prix des menus.

Les professionnels sont en compétition sur la place de marché avec des critères spécifiques : leurs menus et les commentaires précédemment déposés sur leurs profils. Le jeune homme précise : "Nous commençons par garantir la qualité de tous les nouveaux partenaires, chefs et traiteurs, entrants sur La Belle Assiette. Ceci se fait avec une prestation test, un dîner de validation, que nous finançons". La qualité du service est suivie par l’équipe grâce aux avis déposés par les utilisateurs. "Ces avis ont un effet important sur le volume de business futur des partenaires. Ceci crée un cercle vertueux", explique le jeune dirigeant. Et pour les chefs, c’est également la possibilité d’être présents sur Internet alors que leurs moyens, les compétences et les ressources ne sont pas toujours suffisants pour développer une activité en ligne.

Répondre aux nouvelles opportunités du digital

La Belle Assiette peut finalement être considérée comme un intermédiaire entre les gastronomes et les professionnels de la restauration premium. Elle veut être un partenaire privilégié pour les chefs qui souhaitent à la fois profiter des opportunités du digital et répondre aux nouvelles formes de consommation. "Elle leur apporte de la visibilité, du chiffre d’affaires, un partenaire commercial, une communauté. En échange, les chefs s'occupent de nos clients et nous aident à développer l'activité en devenant de vrais ambassadeurs", résume Stephen Leguillon.

La startup veut profiter des opportunités d’un marché qui représente plus de 18 milliards d’euros en Europe. Pour se rémunérer, elle prélève des commissions sur les réservations. Cette commission s'ajuste selon le prix et le type de prestations. "Pour les prix bas, nous réduisons notre commission afin d'assurer la rentabilité des partenaires", détaille son dirigeant. L’équipe, qui compte actuellement 23 personnes devrait doubler dans les 12 prochains mois, avec pour objectif de devenir "le plus grand traiteur du monde".

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