Frais d’ici : ce qu’il faut savoir sur le nouveau supermarché d’InVivo et ses ambitions

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Le magasin pilote de la coopérative InVivo, Frais d’ici, vient d’ouvrir ses portes à Portet sur Garonne (31) près de Toulouse. Les dirigeants nous dévoilent tout sur ce nouveau concept et sur leurs objectifs de développement. Découvrez également les photos du premier magasin !

Le premier magasin Frais d'Ici a ouvert ses portes à Toulouse le 31 octobre 2014.
Le premier magasin Frais d'Ici a ouvert ses portes à Toulouse le 31 octobre 2014.© dr

Frais d’ici, c’est quoi ?

C’est le tout nouveau supermarché de la coopérative InVivo (surface de vente : 550 mètres carrés). Le premier magasin a ouvert ses portes le 15 octobre dernier à Portet-sur-Garonne, près de Toulouse (31). Comme son nom l’indique, ce supermarché vend surtout des produits frais (85 % du chiffre d’affaires) et locaux ; 70 % de l’offre vient de la région Midi-Pyrénées. Parmi eux, 14 % des produits proviennent de sites à moins de 50 kilomètres du point de vente.

La directrice du magasin, la jeune Nelly Guibbert, est une ex-Auchan passée par les rayons frais essentiellement. Elle a aussi fait ses armes chez Gamm Vert (InVivo) et notamment au sein de son pôle alimentaire, Sens du terroir.

Quel actionnariat ?

InVivo (223 coopératives, chiffre d'affaires 2013: 5,5 milliards d'euros) détient 52 % du capital, le reste est partagé à part égale par les quatre coopératives à l’origine du projet, à savoir Vivadour, Les fermes de Figeac, Val de Gascogne et Arterris. 1 million d’euros a été mis sur la table pour faire sortir de terre ce premier point de vente.

Que trouve-t-on dans ce magasin test?

"C’est un magasin pratique avant d’être militant", résume Jean-Pierre Dassieu, directeur général de la section grand public (Gamm Vert, Frais d’Ici, Delbard) chez InVivo. Comprendre : certes, les produits locaux sont privilégiés, mais les clients doivent pouvoir trouver tous les produits nécessaires pour l’ensemble de leurs repas. Traduction immédiate en magasin : "On ne produit toujours pas de bananes de Toulouse, ironise Thierry Blandinières, directeur général de In Vivo, les nôtres viennent donc des Antilles, mais on privilégie toujours des réseaux coopératifs".

De façon globale, 200 fournisseurs approvisionnent le magasin qui commercialise 1 200 références au total. Une large place est faite aux produits frais comme les fruits et légumes, situés à l’entrée du magasin. La viande, les produits laitiers et la boulangerie-pâtisserie ont aussi la part belle dans les rayons. (Plus de précisions dans notre galerie photos).
Le rayon épicerie et les boissons viennent surtout en complément pour apporter un service. A noter aussi une offre de céréales vendues en vrac.

Quelles ambitions d’ici 5 ans ?

Les dirigeants d’In Vivo tablent sur une marge brute comprise entre 25 et 30 % pour chaque point de vente. Ils visent 3 millions d’euros de chiffre d’affaires pour la première année avec le magasin de la banlieue toulousaine, 4 millions d’euros pour la suivante et 5 millions d’euros d’ici à trois ans. D’autres magasins pilotes vont émerger dans les trois prochaines années. C’est maintenant sûr, le deuxième Frais d’Ici sera implanté en Bourgogne près de Dijon (21) en septembre 2015. Les équipes d’In Vivo cherchent également un emplacement dans l’agglomération bordelaise où les coopératives Maisadour et terres du Sud seraient associées au point de vente. Un autre magasin pilote dans le Nord de la France et en Bretagne sont à l’étude. A chaque fois, le modèle reste identique : un million d’euros d’investissement et la volonté de se développer en franchise, même si InVivo reste dans un premier temps l’actionnaire majoritaire pour insuffler sa politique.

Quelles ambitions à terme ?

Thierry Blandinières souhaite implanter un ou plusieurs Frais d’ici dans toutes les grandes agglomérations françaises, « avec 95 % en franchise » espère-t-il. Actuellement, il travaille sur un plan qui s’étale jusqu’en 2025 « Ce serait bien d’avoir à cet horizon entre 150 à 200 points de vente, mais on doit encore valider notre modèle économique », tempère Thierry Blandinières. En précisant tout de même que si le résultat est à la hauteur, le développement pourrait aller bien plus vite.

Toutes les photos du magasin Frais d'ici de Toulouse

Découvrez la galerie-photos

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