Frais non laitier : La sécurité à tout prix

Frais non laitier : La sécurité à tout prix

Les crises défilent et entachent toujours un peu plus la réputation de l’alimentaire. Sur les marchés du frais, traditionnellement auréolés d’une forte image qualitative, la confiance des consommateurs s’effrite… Au risque de les voir déserter ces rayons

Petit rappel des faits. Il y a tout juste un mois, la Cour des comptes épingle les produits premiers prix, citant des horreurs, tels des excréments de souris retrouvés dans des étuves servant à fabriquer du chorizo ou encore de la viande avariée présente dans des plats cuisinés. Un an plus tôt, ces mêmes produits carnés sont sous les feux des projecteurs avec le scandale de la viande de cheval étiquetée comme du bœuf. Le horsegate précipite les plats cuisinés dans une morosité toujours difficile à contenir…

Ajoutez, en 2013, la crise sur le saumon de Norvège. Dans ce poisson, qui était alors le plus consommé en France, la présence de PCB et de dioxines fait bondir les consommateurs. Et la prévention du ministre de la Pêche en Norvège sur les risques liés à une surconsommation du poisson renforce encore un peu plus leur crainte… La polémique fait plonger la catégorie du saumon, y compris au moment crucial des fêtes de fin d’année (voir chiffres ci-contre). Enfin, les maladies porcines, et les réminiscences de la bactérie E-coli dans le concombre restent dans les esprits.  Et toujours, demeure le spectre de la vache folle…

Parce que ces dérives ne sont pas la norme, un chantier de fond est à entreprendre pour remettre sur pied durablement ces rayons. Sur les produits élaborés du traiteur, la gourmandise et l’impulsivité des achats peuvent pallier – en partie – ce manque de repères. Difficile, en revanche, pour des produits bruts… Le secteur s’organise donc en construisant un message simple pour valoriser l’amont, les matières premières et les bonnes pratiques de transformation. Mais dévoiler aux clients les coulisses des produits industriels est à double tranchant, aucun faux pas n’est permis dans cette nouvelle ère de communication. Le prix de la transparence...

Les tendances

  • TraçabilitéLe mot est dans toutes les bouches pour retrouver la confiance des consommateurs, en perte de repères après les diverses crises qui ont sévi sur le frais.
  • PédagogieConstruire un message simple et efficace pour parler de l’amont, c’est la solution mise en place par les industriels pour valoriser leurs produits.
  • ConfianceL’enjeu est important : le frais est un vecteur d’image fort pour les industriels comme pour les distributeurs.

Tous les indicateurs sont au vert

L’ensemble des segments sont en croissance positive, la palme du dynamisme revient à la volaille, avec + 5,5% de ventes.

Retrouvez les dernièresactualités fortesdu secteur sur

  • De la viande avariée dansdes produits «premiers prix»
  • Invivo (Gamm vert) prêtà lancer une chaîne de supermarchés de produits frais
  • Retour en images sur le Horsegate, un an après

Les tops

Le traiteur frais emballé

LS au kg + 7,7% en volume

Les saucisses fraîches

+ 5,9% en volume

Les rôtis de porc et autres salaisons

+ 5,6% en volume

Les flops

Le saumon fumé en kg

- 11,9% en volume

La charcuterie à réchauffer

- 6,7% en volume

Les fruits secs

- 5,2% en volume

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Article extrait
du magazine N° 2325

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