Marchés

Fralib : Bruno Witvoët réaffirme que « les discussions sont closes »

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Le président d’Unilever France, a réaffirmé que « les discussions étaient closes » sur le dossier Fralib, tout en présentant les propositions finales du groupe pour le futur du site de Gémenos, dans les Bouches du Rhône.

Bruno Witvoët
Bruno Witvoët© BENOIT DECOUT / REA / UNILEVER

A l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue ce matin, Bruno Witvoët, président d’Unilever France, a réaffirmé que « les discussions étaient closes » sur le dossier Fralib (fabrication de thé et infusions), et s’est contenté de présenter les propositions finales du groupe « pour contribuer à la recréation d’emplois sur le site ».

Repreneur toujours inconnu

Ce dernier, qu’Unilever France souhaite fermer, est implanté à Gémenos (Bouches du Rhône) et il est toujours l’objet de discussions quant à son futur, avec deux projets de reprise privilégiés, soit via une partie des salariés prêts à redémarrer l’activité de production, soit via une reprise par l’entreprise Sibell pour la fabrication de tuiles et produits apéritifs. Cette dernière solution a les faveurs d’Unilever France, devant les perspectives de développement de cette activité, et compte tenu des difficultés actuelles du marché du thé, à l’origine de la fermeture de Fralib pour causes de surcapacités de production à l’échelle européenne.

Soutien aux salariés malgré la défaveur du projet

"Même si nous ne croyons pas au projet de reprise par une partie des salariés, nous avons mis plus de 12 millions d’euros sur la table pour l’accompagner » a précisé Bruno Witvoët, dans l'hypothèse ou le ministère du redressement productif soutiendrait publiquement ce projet. Unilever, qui a déjà proposé des solutions de reclassement en interne à l’ensemble des salariés du site Fralib, est prêt à céder les machines (d’une valeur de 7 millions d’euros) pour un euro symbolique, et inclut dans cette enveloppe les indemnités transactionnelles en moyenne (65 000 euros par salarié) qui, en étant réinvesties dans une éventuelle SCOP par les salariés le souhaitant, représentent 5 millions d’euros.

Ne pas aller plus loin

Conformément aux annonces faites précédemment, Unilever n’a pas l’intention de céder la maque Elephant ni de sous-traiter une partie de sa production aux salariés en cas de reprise du site par ses derniers. « Nous avons respecté le dialogue social et montré une grande volonté de concertation, a expliqué Bruno Witvoët. « Nous avons accepté de reporter l’application de la décision de justice nous autorisant à faire évacuer le site occupé illégalement, de reporter la remise en état du site alors que notre obligation de locataire reste de le remettre en état fin septembre pour le rendre au propriétaire et, enfin, de participer à une table ronde sous l’égide de l’Etat. » « Unilever a assumé ses responsabilités à tous les niveaux : discussions lors d’une table ronde, reclassement interne et externe, reconversion du site, revitalisation du territoire. Le débat est donc clos, nous avons fait le maximum, » a t-il conclu.

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